Relativement peu de monde (guère plus d’une centaine de personnes) à la Seine Bastille ce soir pour le Prog Rock Fest, et c’est bien dommage. Les trois groupes à l’affiche officient dans des ambiances différentes, les sets durant une petite heure à chaque fois. Un grand merci à Pipo du groupe Rosa Luxemburg pour m’avoir invité à cette soirée fort sympathique.
Kourtyl
Groupe de rock progressive à l’ambiance plutôt nostalgique et mid-tempo avec tout de même quelques accélérations vraiment bien senties, Kourtyl a réalisé une prestation agréable, sans toutefois vraiment réussir à sortir du lot.
Rosa Luxemburg
On change de registre, tout en franchissant un cran. Après une vidéo d’introduction bien délirante qui met de suite dans l’ambiance déjantée de Rosa Luxemburg et où l’on retrouve chacun des protagonistes dans leurs œuvres (et pas toujours à leur avantage), le groupe entre en scène.
Mené par Pipo et son frère, survoltés, on ne compte pas les interventions inopinées au micro, les danses, les grimaces de tous les membres du groupe… sans jamais tomber à plat. La chanteuse est bien présente, tout le monde est en place, et les paroles sont en français, ce qui est assez rare pour être mentionné. Ceux qui étaient là auront tout de même noté quelques légers problèmes de coiffeur, mais ça…
Le set, varié et plaisant, comportait de nombreux temps forts (dont une “joute verbale… à la guitare !?!” mémorable, mêlant des reprises de Dream Theater à K2000 dans un duo acoustique d’enfer), trainant malheureusement juste un tout petit peu en longueur sur la fin. Pourquoi ne pas avoir conclu par quelque chose d’aussi effréné que le morceau d’introduction ?
Voila donc un groupe qui joue bien, qui ne se prend pas au sérieux et qui du coup peut tout se permettre : réaliser un véritable show en plus d’un concert n’est pas donné à tout le monde ! On aimerait bien voir plus souvent un tel concentré de bonne humeur et de plaisir de jouer sur scène. Par ici les photos !
- Video intro
- J’étais je suis je serai
- La commune de Berlin
- Rosa
- L’attente hâtive
- L’architecte
- Nos âmes perdues
- Le changement (avec des extraits de Watcher of the Skies et de Firth of Fifth de Genesis)
The Black Noodle Project
Il faut l’avouer, un nouveau cran est franchi, mais cette fois, pas de place à l’humour, on a totalement perdu le côté bon enfant. Ici, tout est très professionnel, dans l’attitude et le son, comme dans la mise en place. Après une entrée en scène tout en noir (des cheveux aux fringues en passant par les instruments), le groupe envoie fort dès le début et enchaine sans faiblir un set très efficace, le plus heavy de la soirée.