Bienvenue à la PagailleFest ce soir à la Loco où de nombreux problèmes liés à l’organisation ont un peu gâché une soirée pourtant prometteuse, vu la qualité de l’affiche. Tout d’abord, une bonne heure de queue (très bon enfant) pour pouvoir entrer au compte goute, et du coup rater la prestation de la toute première partie un groupe inconnu du nom de Heol Telwen. Ça devient récurrent, car ce n’est pas la première fois que les premières parties jouent devant une salle à moitié vide.
Ensuite, essayez d’imaginer la petite salle de la Loco (mal fichue, en plus avec des colonnes), bondée comme jamais (concert sold out dimensionné pour la grande salle), les 20 minutes systématiques d’interlude technique entre les sets, avec les 8 musiciens d’Eluveitie sur une scène bien trop petite pour eux. Je ne parlerai pas du son calamiteux, ni des larsens qui auront émaillé le set. Malgré tout et dans l’adversité, le groupe a bien assuré et tous ces instruments traditionnels apportent une couleur musicale très agréable. Ce groupe aurait mérité de jouer dans de meilleures conditions, et certainement après le groupe suivant.
Je ne m’étendrais pas sur Tyr, à mon avis la pire prestation de la soirée et de loin, à la fois, longue, monotone, hyper classique, à la limite du pénible. Je me serai endormi si j’avais pu me poser quelque part…
On monte finalement dans la grande salle, et ça change tout. Par contre, on ne coupe pas aux 20 minutes d’attente, alors que tout est déjà en place depuis le début de la soirée… Puis Moonsorrow entre en scène et envoie une bonne claque. Avec un son honnête, Moonsorrow nous délivre une prestation impeccable, très dense, intense et maitrisé, dans un style tirant légèrement vers le Black. On est passé à la vitesse supérieure de belle manière, et la soirée peut enfin réellement commencer !
Au tour de Korpiklaani d’entrer en scène et de réaliser, comme à leur habitude (c’est la troisième fois que je les vois), une excellent prestation, toujours aussi festive et syampathique, cette fois-ci ponctuée d’un interlude au djembe très chamanique… On a eu droit aux grands classiques, toujours aussi efficaces.
Et arriva ce qui devait arriver, avec les retards accumulés depuis le début du concert, Ensiferum commence son set vers minuit et demi, c’est à dire l’heure de rentrer pour attraper les derniers métros. C’est donc raté pour cette fois ci, même si ce n’est que partie remise. J’ai juste eu le temps d’apercevoir les efforts de décoration de la scène (bouclier, épées, et jupettes blanches des musiciens !), et d’entendre les premières notes avant de m’éclipser.
Bref, il ne restera au final qu’une soirée mitigée, malgré une bonne prestation de la plupart des groupes.
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