Paganfest | La Loco | 9 avril 2008

Bienvenue à la PagailleFest ce soir à la Loco où de nombreux problèmes liés à l’organisation ont un peu gâché une soirée pourtant prometteuse, vu la qualité de l’affiche. Tout d’abord, une bonne heure de queue (très bon enfant) pour pouvoir entrer au compte goute, et du coup rater la prestation de la toute première partie un groupe inconnu du nom de Heol Telwen. Ça devient récurrent, car ce n’est pas la première fois que les premières parties jouent devant une salle à moitié vide.

Paganfest

Ensuite, essayez d’imaginer la petite salle de la Loco (mal fichue, en plus avec des colonnes), bondée comme jamais (concert sold out dimensionné pour la grande salle), les 20 minutes systématiques d’interlude technique entre les sets, avec les 8 musiciens d’Eluveitie sur une scène bien trop petite pour eux. Je ne parlerai pas du son calamiteux, ni des larsens qui auront émaillé le set. Malgré tout et dans l’adversité, le groupe a bien assuré et tous ces instruments traditionnels apportent une couleur musicale très agréable. Ce groupe aurait mérité de jouer dans de meilleures conditions, et certainement après le groupe suivant.

Je ne m’étendrais pas sur Tyr, à mon avis la pire prestation de la soirée et de loin, à la fois, longue, monotone, hyper classique, à la limite du pénible. Je me serai endormi si j’avais pu me poser quelque part…

On monte finalement dans la grande salle, et ça change tout. Par contre, on ne coupe pas aux 20 minutes d’attente, alors que tout est déjà en place depuis le début de la soirée… Puis Moonsorrow entre en scène et envoie une bonne claque. Avec un son honnête, Moonsorrow nous délivre une prestation impeccable, très dense, intense et maitrisé, dans un style tirant légèrement vers le Black. On est passé à la vitesse supérieure de belle manière, et la soirée peut enfin réellement commencer !

Au tour de Korpiklaani d’entrer en scène et de réaliser, comme à leur habitude (c’est la troisième fois que je les vois), une excellent prestation, toujours aussi festive et syampathique, cette fois-ci ponctuée d’un interlude au djembe très chamanique… On a eu droit aux grands classiques, toujours aussi efficaces.

Et arriva ce qui devait arriver, avec les retards accumulés depuis le début du concert, Ensiferum commence son set vers minuit et demi, c’est à dire l’heure de rentrer pour attraper les derniers métros. C’est donc raté pour cette fois ci, même si ce n’est que partie remise. J’ai juste eu le temps d’apercevoir les efforts de décoration de la scène (bouclier, épées, et jupettes blanches des musiciens !), et d’entendre les premières notes avant de m’éclipser.

Bref, il ne restera au final qu’une soirée mitigée, malgré une bonne prestation de la plupart des groupes.

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Axxis, Gamma Ray, Helloween | Elysée Montmartre | 5 janvier 2008

Axxis

C’est leur premier passage à Paris, et avec un peu de chance, ça devrait être le dernier ! Une bonne demi-heure de musique vraiment basique, déjà entendu des dizaines de fois, au son moyen, avec un chanteur énergique, certes, mais une chanteuse remplaçante (a priori de Magika) vraiment pas au niveau. Deux choses sauvent la prestation : une espèce de danse du crapaud de la part du chanteur, totalement inédite et décalée, et ses fiches phonétique en français, ça reste très peu…

  • Doom Of Destiny
  • Tales Of Glory Island
  • Little War
  • Take My Hand
  • Angel Of Death
  • Living In A World
  • Kingdom Of The Night

Gamma Ray

Après un peu d’attente, Gamma Ray entre dans un Elysée Montmartre sold out. La prestation est solide et l’on sent bien toute l’expérience du groupe. Toutefois, il a manqué la petite étincelle qui fait toute la différence. Le moment fort de cette 1h10 est Heavy Metal Universe, repris en cœur par la foule, les partie gauche, centrale et droite reprenant chacune un mot du titre. Dejà vu en 1999, Gamma Ray renouvelle finalement peu ses concerts, du coup, je doute que je retourne les voir de si tôt…

  • Welcome (Intro)
  • Heaven Can Wait
  • New World Order
  • Fight
  • Empress
  • Valley Of The Kings
  • Rebellion In Dreamland
  • Into The Storm
  • Heavy Metal Universe
  • Ride The Sky
  • Somewhere Out In Space

—Rappel—

  • Send Me A Sign

Helloween

Il était temps que notre citrouille teutonne préférée entre en scène et nous livre, comme à son habitude, une excellente prestation. Le frontman charismatique à souhait, avec beaucoup de présence, s’amuse à vanter les mérites du vin français… dans un gobelet en plastique. On notera l’imposant et réussi décor avec la grande roue du nouvel album dans le coin droit,

On retrouve également un interlude délirant (comme lors de leur dernier passage, en 2005) où 3 musiciens se déguisent en nains barbus à la ZZ Top et massacrent Smoke on the Water dans un mini théâtre de guignol, avant de finir mitraillés par le batteur qui rejoint sa (trop ?) grosse batterie, vu l’usage qui en est fait, notamment lors du solo, totalement dispensable.

La setlist, en revanche, est imparable, avec tous les tubes d’Helloween. Le point d’orgue de la soirée reste bien entendu le second rappel mémorable (évidemment bien trop court) avec 2 titres phares repris de concert par Gamma Ray et Helloween réunis sur scène. Il ne manquait plus que Blind Guardian pour que la fête soit totale !

  • Intro (walls/riddle)
  • Halloween
  • Sole Survivor
  • March Of Time
  • As Long As I Fall
  • A Tale Wasn’t Right
  • Smoke On The Water/ Solo de Batterie
  • King For 1000 Years
  • If I Could Fly
  • The Bells Of The Seven Hells
  • Eagle Fly Free
  • Dr Stein

—Rappel—

  • Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys

—Rappel 2 : avec Gamma Ray —

  • Future World
  • I Want Out
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Conscience, Riverside | Nouveau Casino | 2 décembre 2007

Conscience

Conscience est un groupe qui tourne beaucoup, qui forge son expérience sur scène et ça se sent : on les voit progresser de concert en concert. En plus d’un show rallongé (plus d’une heure), de deux inédits, et du désormais traditionnel medley (avec cette fois-ci des extraits de Master of Puppets de Metallica, Strange Déja Vu de Dream Theater — avec un grand moment de bravoure lors du trou de mémoire –, Ghostbusters, Careless Whispers de George Michael et Foreword de Pain of Salvation), Mathieu nous a annoncé l’excellente nouvelle de la signature chez le label Musea. Préparez-vous donc à trouver du Conscience un peu partout. Rien à redire donc, sur ce show toujours aussi réussi, bonne ambiance, avec un son particulièrement bon.

Riverside

Riverside entre en scène pour 1h40 de show et 2 rappels. Le public reste assez froid pendant les 20 premières minutes et chauffe peu à peu tout au long du set. Le son est tout à fait correct, la batterie bien en avant, et le volume trop élevé. A noter, l’introduction de 10 minutes, planante mais trop longue, et la fin de concert très réussie où chaque musicien, l’un après l’autre, pose son instrument, salue le public et disparait dans l’ombre des coulisses.

Je n’ai rien de particulier à reprocher individuellement, tout le monde est en place, le chant est bon et le show enlevé. Je suis content d’y avoir été, et de les avoir vu une fois ; malheureusement, l’univers si particulier des albums, mélange de douce mélancolie et de rage contenue n’a pas été transcendé sur scène, et je suis un peu resté sur ma faim…

De plus, de source sure et bien informée, Riverside a pris la grosse tête, refusant de faire un peu de place sur scène pour la première partie, faisant toutes les difficultés pour les soundchecks, dévalisant la collation d’avant concert, bref, pas très rock’n roll, comme attitude…

Et en sortant, presque en face du Nouveau Casino, pour les petits ou les grands creux, je recommande fortement “Marche ou Crêpe”, les crêpes y sont excellentes, copieuses et les garnitures au choix.

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Prog Rock Fest | La Scène Bastille | 2 octobre 2007

Relativement peu de monde (guère plus d’une centaine de personnes) à la Seine Bastille ce soir pour le Prog Rock Fest, et c’est bien dommage. Les trois groupes à l’affiche officient dans des ambiances différentes, les sets durant une petite heure à chaque fois. Un grand merci à Pipo du groupe Rosa Luxemburg pour m’avoir invité à cette soirée fort sympathique.

Kourtyl

Groupe de rock progressive à l’ambiance plutôt nostalgique et mid-tempo avec tout de même quelques accélérations vraiment bien senties, Kourtyl a réalisé une prestation agréable, sans toutefois vraiment réussir à sortir du lot.

Rosa Luxemburg

On change de registre, tout en franchissant un cran. Après une vidéo d’introduction bien délirante qui met de suite dans l’ambiance déjantée de Rosa Luxemburg et où l’on retrouve chacun des protagonistes dans leurs œuvres (et pas toujours à leur avantage), le groupe entre en scène.

Mené par Pipo et son frère, survoltés, on ne compte pas les interventions inopinées au micro, les danses, les grimaces de tous les membres du groupe… sans jamais tomber à plat. La chanteuse est bien présente, tout le monde est en place, et les paroles sont en français, ce qui est assez rare pour être mentionné. Ceux qui étaient là auront tout de même noté quelques légers problèmes de coiffeur, mais ça… ;-)

Le set, varié et plaisant, comportait de nombreux temps forts (dont une “joute verbale… à la guitare !?!” mémorable, mêlant des reprises de Dream Theater à K2000 dans un duo acoustique d’enfer), trainant malheureusement juste un tout petit peu en longueur sur la fin. Pourquoi ne pas avoir conclu par quelque chose d’aussi effréné que le morceau d’introduction ?

Voila donc un groupe qui joue bien, qui ne se prend pas au sérieux et qui du coup peut tout se permettre : réaliser un véritable show en plus d’un concert n’est pas donné à tout le monde ! On aimerait bien voir plus souvent un tel concentré de bonne humeur et de plaisir de jouer sur scène. Par ici les photos !

  1. Video intro
  2. J’étais je suis je serai
  3. La commune de Berlin
  4. Rosa
  5. L’attente hâtive
  6. L’architecte
  7. Nos âmes perdues
  8. Le changement (avec des extraits de Watcher of the Skies et de Firth of Fifth de Genesis)

The Black Noodle Project

Il faut l’avouer, un nouveau cran est franchi, mais cette fois, pas de place à l’humour, on a totalement perdu le côté bon enfant. Ici, tout est très professionnel, dans l’attitude et le son, comme dans la mise en place. Après une entrée en scène tout en noir (des cheveux aux fringues en passant par les instruments), le groupe envoie fort dès le début et enchaine sans faiblir un set très efficace, le plus heavy de la soirée.

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Hellfest | 1ère journée : Mudfest | 22 juin 2007

Ca y est, le festival tant attendu et à l’affiche si alléchante commence enfin, sous une météo peu favorable. Après une bonne heure d’embouteillages aux alentours de Clisson (près de Nantes), on apprend que les parking sont inondés, et qu’il va falloir se garer quelque part en ville. Ca commence fort, et c’est pas près de s’arranger !

Après s’être un peu perdus aux alentours du camping, on trouve l’entrée du festival, mal indiquée, et une foule qui attend les entrées qui s’effectuent au compte-goutte. Presque deux heures debout (de boue ?) plus tard, on finit par rentrer par l’une des deux files. Notre arrivée tardive nous a fait rater quelques groupes, mais ce sont les premiers, et de toutes façon, à cause d’une panne électrique (le groupe électrogène de la Main Stage aurait pris feu en fin de matinée), les 3 premiers groupes (Dew Scented, Bloodsimple et Lamb of God) ont été annulés.

Il y a 3 scènes : la principale (Main Stage), la scène secondaire (Gibson Stage) en alternance pour laisser le temps d’installer le matériel, et la Discovery Stage (à l’écart sous un chapiteau) à la programmation indépendante de groupes à peu près inconnus.

Oublions aussi le système de jetons rapidement avorté (uniquement pour les boissons), en nombre très insuffisant d’où des queues interminables. Les stands de boissons ont finalement fini par accepter l’argent en fin de journée, sans toutefois vouloir rendre la monnaie… Côté programmation, la journée était plutôt axée metalcore et thrash.

Chimaira (40 mn)

Metalcore classique, son honnête, concert plutôt dispensable à mon goût, pas la peine de s’attarder sur le sujet.

Mastodon (40 mn)

J’attendais de les revoir une seconde fois dans de meilleures conditions (ça n’a pas été le cas), c’est un groupe à fort potentiel desservi une fois de plus par un son brouillon (qui s’est amélioré sur la fin). Le batteur est réellement impressionnant. Là encore, j’attends de les revoir à nouveau pour confirmer, cette fois-ci au sec.

Hatebreed (50 mn)

Cf. Chimaira, en version plus énergique. J’en ai profité pour faire un tour au metal market. Visiblement, pas mal de fans ont fait le déplacement pour les voir.

Machine Head (1h)

La grosse claque de la journée ! Son, prestation, présence, tous les éléments ont été réunis pour un show très efficace que je n’ai pas vu passer. Finalement, j’hésitais à aller les voir en octobre, mais je crois que ça m’a décidé !

Enslaved (40 mn)

Ils ont remplacé Mayhem. J’ai écouté de loin, mais ça m’avait l’air très honnête. A creuser.

Slayer (1h)

Comme d’habitude, prestation massive et sans faute de Slayer à qui l’ont peut seulement reprocher la similitude des shows à la fois dans la setlist et dans les transitions entre les titres. Dans tous les cas, c’est une valeur sure, et quand la machine est lancée, on n’est jamais déçu.

Cannibal Corpse (1h)

Un peu de poésie pour finir la soirée. J’ai regardé ça de loin, comme c’est pas ma tasse de thé, mais 15 minutes, c’est rigolo et grandement suffisant, après, ça devient très vite lassant. Au moins, je pourrai dire que je les ai vus une fois !

Korn

Après avoir été déprogrammés l’an passé, Korn revient… ou pas ! Ils ont, semble-t-il, annulé à la dernière minute prétextant de sombres histoires de sécurité électrique, non sans avoir au préalable intégralement empoché leur cachet avant de filer. A mon avis, on n’est pas prêt de les revoir dans le coin !

Bref, une journée en demie teinte à la programmation qui ne me convient que moyennement, dans de mauvaises conditions météo. Le hellfest porte décidément bien son nom… Heureusement, les deux autres journées vont rattraper tout ça de belle manière !

Voir aussi :

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Conscience, Arena | Batofar | 28 mai 2007

The Last Embrace

Je vais être un peu méchant, mais The Last Embrace n’est pas ma tasse de thé. Sans être vraiment catastrophique, il s’agit d’un n-ième clone un peu insipide de Within Temptation ou Evanescence, et ça devient lassant.

Conscience

C’est devenu une habitude, Conscience a fourni une solide prestation et est en progrès constant, avec un son et de nouvelles compos qui ont sonné un peu plus métal qu’à l’accoutumée. Evidemment, il faut faire abstraction du premier titre, raté à cause de l’ingé son et de sa balance catastrophique en salle mais aussi dans les retours. Mais une fois que tout est rentré dans l’ordre et que la machine est lancée, plus rien ne peux l’arrêter. Seul le clavier est resté légèrement sous-mixé, c’est dommage. Un gros point fort du groupe, entendu à plusieurs reprises dans la salle, c’est ce plaisir de jouer, à la fois en toute simplicité et si communicatif !

Comme au concert précédent, une reprise décalée s’est glissée au milieu du dernier morceau. Cette fois-ci, on a eu droit à une version survitaminée de Dream Are My Reality (et ne faites pas les innocents, vous savez tous que c’est l’air de La Boum). La setlist parle aussi de FWTBT (très probablement For Whom The Bell Tolls de vous savez qui), mais je n’en ai aucun souvenir, à confirmer donc… C’est malin d’avoir si mal habitué ses fans, maintenant, il va falloir rajouter un nugget différent à chaque concert, sinon, fatalement, on sera déçus !

Une fois n’est pas coutume, voici la setlist en image :

consicence.jpg

Arena

Déception en ce qui concerne Arena : leur jeu est resté somme toute relativement basique, et en dessous de ce que j’avais pu entendre dans les albums studio. Je vais probablement m’attirer des ennuis, mais je me suis ennuyé. Attention, ça n’est pas mauvais pour autant, c’est en place, bien exécuté, on sent bien l’habitude du live, mais il manque ce petit plus qui fait toute la différence entre une prestation moyenne voire laborieuse, et quelque chose d’intéressant qui reste.

Setlist :

  • A Crack in the ice
  • Midas Vision
  • Bedlam Fayre
  • Butterfly Man
  • Witch Hunt
  • Skin Game
  • Empire of a Thousand Days
  • Crying For Help IV
  • A State Of Grace
  • Don’t Forget To Breathe
  • Salamander
  • The Visitor
  • Solomon

La salle du Batofar est très sympa, mais a tout de même deux inconvénients, la scène est petite en surface et les changements de groupes sont délicats et laborieux, le plafond est bas, le bassiste de Conscience et le chanteur d’Arena, plus grands que la moyenne, ont risqué l’hématome plus d’une fois !

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Textures, Misery Signals, All That Remains | Batofar | 7 avril 2007

Pas spécialement fan de metalcore a priori, je suis plutôt allé voir ce show par curiosité, et puis on m’avait particulièrement recommandé Textures… En plus, c’est l’occasion d’aller dans cette salle particulièrement sympa, installée dans la petite soute d’un bateau-phare rouge amarré à deux pas du POPB. Passons très rapidement sur les 2 premières parties locales Dead You Like (plutôt jeunes et inexpérimentés) et Corrupt The Day (un peu mieux) qui ont profité de l’occasion pour se faire les dents.

Globalement, on regrettera la durée des sets (de l’ordre de la demi-heure) à peine plus longue que le temps de l’installation, mais vu le nombre de groupes et la taille de la scène, difficile de faire autrement. Par contre, 15€ pour 5 groupes, c’est imbattable.

Textures

A peine les premières minutes du set passées, et la scène est soudainement plongée dans le noir. Après quelques longues minutes, la lumière revient, mais sans les lights, et on s’aperçoit que le clavier est visiblement hors service. Le groupe reprend avec humour, privé de son clavier, et des problèmes de grésillements perdurent encore quelques temps.

J’ai malgré tout pu entrevoir la technicité de Textures, même si ce n’est pas encore Meshuggah (bien qu’on les compare parfois). Malheureusement, le son était fouilli, le set hyper-court, plus la panne, les conditions n’étaient vraiment pas optimales pour découvrir ce groupe prometteur, mais je n’ai pas trouvé ce soir-là ce que j’étais venu y chercher.

Misery Signals

Prestation solide et sans fioriture de Misery Signals, mais le groupe a souffert d’un son là aussi brouillon. Sans être désagréable, le show ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

All That Remains

On a trouvé les coupables ! Le son impeccable de All That Remains a littéralement vampirisé celui des groupes précédents. C’est le groupe le plus accessible du lot, parce qu’un peu plus mélodique. Leur prestation a été là aussi très solide, mais quasiment aussi courte que les groupes précédents.

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Legion of the Damned, Celtic Frost, Kreator | Elysée Montmartre | 20 mars 2007

Watain

Arrivé trop tard pour le début de la toute première partie, on dirait bien que j’ai raté le bal costumé ! Elle était facile, mais je me devais de la faire… Il faut dire que, comme à l’accoutumée, les concerts ont commencé un peu en avance.

Legion of the Damned

Le set de Legion of the Damned est direct et rapide, tout à fait supportable pour une première partie, bien que très répétitif et pas original pour un sou. Dommage, le batteur est un peu limite. Plus de photos…

Celtic Frost

Celtic Frost, ce sont des vieux de la vieille. Le problème c’est que ça se sent beaucoup trop, et à mon avis, ça a très mal vieilli, surtout en live. A réserver aux fans inconditionnels, car le style est très lourd, lent et pesant, et on a vite fait de s’ennuyer quand on n’a pas l’oreille avertie. Le bassiste harangue la foule à la manière d’un prédicateur, façon messe noire, et si cela part d’un bon sentiment, aujourd’hui cela risque fort de prêter à sourire tant c’est devenu cliché. La foule est restée plutôt calme et n’a pas demandé de rappel. Dans tous les cas, ce groupe mérite le respect dû aux précurseurs. Plus de photos…

Setlist :

  • Totengott (Intro)
  • Procreation (Of the Wicked)
  • Visions of Mortality
  • Circle of the Tyrants
  • The Usurper
  • Ain Elohim
  • Necromantical Screams
  • Dawn of Meggido
  • Mesmerized
  • Sorrows of the Moon
  • Dethroned Emperor
  • Morbid Tales
  • Into the Crypt of Rays
  • Synagoga Satanae

Kreator

Avec Kreator, on n’est jamais déçu. C’est du bon Thrash des familles, et ils n’ont jamais vraiment dévié de style depuis leur début. C’est direct, sans fioriture et ça va droit au but, bref de la musique qui fait bouger la tête ! Bien sûr, il ne faut pas en demander plus, mais quand c’est bien fait et que c’est classique, il ne faut pas se priver. Bon, globalement, c’est pas le concert de l’année ! Plus de photos…

Setlist :

  • The Patriarch (Intro)
  • Violent Revolution
  • Pleasure To Kill
  • Some Pain Will Last
  • Enemy Of God
  • People Of The Lie
  • Europe After The Rain
  • Suicide Terrorist
  • Extreme Aggression
  • Phobia
  • Betrayer
  • Voices Of The Dead
  • Reconquering The Throne

— Rappel —

  • Impossible Brutality
  • Flag Of Hate/Tormentor

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David Lynch | The Air is on Fire | Fondation Cartier

David Lynch s’installe à la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain jusqu’au 27 mai 2007 avec l’exposition The Air is on Fire, dévoilant une grande sélection de peintures, photos, croquis et films expérimentaux. Au rez-de-chaussée se trouvent de monumentales supports sur lesquels sont suspendus tableaux et créations plastiques sombres et inquiétantes, la plupart comportant un texte énigmatique, le tout baigné dans une ambiance musicale tout droit sorti d’Inland Empire. De plus, il y a quelques boutons qui déclenchent des sons, modifiant ainsi l’atmosphère. Dans la petite salle attenante, se trouvent d’autres tableaux entourés de plus de 500 notes et croquis datant de son adolescence. C’est à mon sens la partie la moins intéressante de l’expo, ces petits dessins n’apportant pas grand chose. Au sous-sol se trouvent des photos (principalement des paysages industriels et des femmes), des dessins et des aquarelles. Au centre de la pièce est dressée une petite salle de cinéma inspirée du théâtre d’Eraserhead où sont projetés ses premiers courts-métrages, les 8 épisodes de Dumbland et 6 films expérimentaux récents. Dans la petite salle sont exposés les Distorted Nudes (expérimentations de retouche numérique avec des photos de charme du début du siècle) et également une reproduction grandeur nature d’un dessin aux perspectives faussées.

A la demande de l’artiste, les oeuvres ne comportent aucune indication de titre ou de date. Il faut compter 3 petits quarts d’heure pour la visite, sans compter la projection des films en continu. Bien qu’il soit toujours intéressant de découvrir d’autres facettes d’un artiste tel que David Lynch, l’exposition ne présentera de réel intérêt qu’à ses fans les plus acharnés, tant le matériel présenté est inquiétant, surprenant et, comme d’habitude, labyrinthique.

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Inland Empire

Après le formidable Mulholland Drive, l’attente était élevée pour Inland Empire, la dernière création de David Lynch. Pour ceux qui ne le connaissent pas, on peut dire, sans trop s’avancer, que David Lynch est au cinéma ce que Salvador Dali est à la peinture, un artiste hors norme avec une identité toute particulière.

Tout d’abord, voici ma vaine tentative pour résumer le film. Tout au long des trois heures de projection, il est question pêle-mêle d’une actrice (admirablement interprétée par Laura Dern) qui démarre un nouveau film, puis qui mélange rapidement la réalité avec son rôle en s’apercevant qu’il s’agit en fait d’un remake d’un film polonais maudit, inachevé à cause de la mort violente des acteurs initiaux, de clins d’oeil à Rabbits (sorte de sitcom avec des acteurs grimés en lapins géants, uniquement sorti sur Internet), de prostituées sur Hollywood Blvd façon comédie musicale décadente et de dédales de couloirs sans fenêtres à l’éclairage blafard, le tout dans une ambiance musicale monocorde, grave, très lourde et sombre ponctuée de quelques cris soudains. Evidemment, vu comme ça, ça peut ne pas paraitre très tentant. Et pourtant, c’est ailleurs qu’il faut regarder !

Sans doute l’un de ses films les plus noirs et fragmentés, pour son premier film tourné en numérique, on retrouve très nettement les thèmes et la patte inimitable de Lynch (dédoublement de personnalité, frontière réalité/rêve/cauchemar, personnages inquiétants, analogies troublantes, Hollywood en machine de mort plus que de rêve…). A la fois oppressant, provoquant, brutal, sans compromis, expérimental et avant-gardiste, c’est également si hypnotique, hallucinant et tellement fascinant pour celui qui y est réceptif. Il est vrai, c’est totalement incompréhensible, très confus, et pourtant, cela n’est jamais ennuyeux. Tout le paradoxe est là ! Le patchwork de scènes est peut-être aussi une façon de faire table rase de tout le matériel cinématographique et fantasmagorique accumulé jusqu’à présent. Inland Empire n’est pas un film qui raconte une histoire, mais plutôt une expérience sensorielle à part entière. C’est comme si le film court-circuitait la raison pour parler directement au subconscient et aux émotions, un peu comme une porte ouverte sur son propre esprit, sans gardien ni censure d’aucune sorte, et c’est bien là le tour de force de Lynch.

I can’t tell if it’s yesterday or tomorrow…

Autant le dire tout de suite, en ce qui me concerne, je suis resté un peu sur ma faim. Pourtant amateur de labyrinthes lynchiens et naufragé volontaire d’un navire à la dérive, je n’ai pas vraiment été conquis. Je n’y ai pas retrouvé de moment de grâce, comme par exemple au Club Silencio de Mulholland Drive, ni son esthétique léchée. Mes attentes ont été un peu déçues, bien que captivant, ce n’est pas vraiment le film que j’attendais, car je ne le trouve pas au niveau de ses 2 précédents opus, mais n’est-ce pas là l’essence même de ce type de films que de surprendre en allant toujours plus loin, là où ne l’attend pas ? Dans tous les cas, une chose est sure, il n’y a que Lynch qui arrive à ce résultat.

Pour approfondir :

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