Samael | La Loco | 24 avril 2008

Passons rapidement sur toutes les horribles premières parties qu’il aura fallu endurer pour voir Samael. Commençons par Ayin Aleph et son espèce de castafiore metal, totalement ridicule. Au tour de Sybreed d’entrer en scène, en beaucoup moins drôle, très jeune et et pas follement intéressant. Avec Gothminister, on rentre dans la phase grand-guignol cette fois-ci totalement assumée de la soirée, avec une espèce de Daniel Auteuil maquillé, à la voix très grave, qui prêche du haut de son escabeau et qui distille une espèce de musique industrielle technoïde. Là encore, c’est plutôt rigolo, mais toujours aussi long. vraiment pas ma tasse de thé…

Mais que suis-je venu faire dans cette galère ? Ah oui, voir enfin Samael, ce groupe-ovni suisse que j’apprécie paradoxalement beaucoup, sans vraiment savoir pourquoi. Pris séparément, je n’apprécie aucun des éléments qui composent ce groupe : fond de boite à rythme, samples, voix orienté death, musique assez répétitive, plutôt monocorde, pas d’impro, ni de virtuosité, sons électros… Et pourtant j’adore (hormis la toute première période très différente du groupe), et depuis la première écoute de l’album Passage en 1996, jusqu’à leur dernière production, plus accessible, cette année : Solar Soul.

La prestation de ce soir était très pro, très cadrée, énergique, martiale et enivrante. La chanteur/guitariste s’adresse à la foule en français de sa voix grave et rauque, le clavier s’agite (sautillant et toujours debout) derrière son instrument hybride  mi-clavier d’un côté, mi-batterie de l’autre. Il gère les samples, les parties de clavier, et complète régulièrement la boite à rythme avec de la vraie batterie, debout, dans un ballet digne de ces fameux joueurs de taïko japonais.

La setlist axée sur le dernier album n’a pas oublié quelques classiques. Ajoutons un festival de lights et des clips à la fois réussis et nécessairement parfaitement synchronisés avec la musique, et la fête est totale. Résultat, je n’ai pas vu le temps passer !

  • Solar Soul
  • Reign of Light
  • Valkyries’ New Ride
  • Rain
  • Baphomet’s Throne
  • Inch Allah
  • Ave! (Solar Soul)
  • The One Who Came Before
  • On Earth
  • Slavocracy
  • —Rappel—
  • Jupiterian Vibe
  • The Cross
  • My Saviour

La review sur Heavylaw

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Paganfest | La Loco | 9 avril 2008

Bienvenue à la PagailleFest ce soir à la Loco où de nombreux problèmes liés à l’organisation ont un peu gâché une soirée pourtant prometteuse, vu la qualité de l’affiche. Tout d’abord, une bonne heure de queue (très bon enfant) pour pouvoir entrer au compte goute, et du coup rater la prestation de la toute première partie un groupe inconnu du nom de Heol Telwen. Ça devient récurrent, car ce n’est pas la première fois que les premières parties jouent devant une salle à moitié vide.

Paganfest

Ensuite, essayez d’imaginer la petite salle de la Loco (mal fichue, en plus avec des colonnes), bondée comme jamais (concert sold out dimensionné pour la grande salle), les 20 minutes systématiques d’interlude technique entre les sets, avec les 8 musiciens d’Eluveitie sur une scène bien trop petite pour eux. Je ne parlerai pas du son calamiteux, ni des larsens qui auront émaillé le set. Malgré tout et dans l’adversité, le groupe a bien assuré et tous ces instruments traditionnels apportent une couleur musicale très agréable. Ce groupe aurait mérité de jouer dans de meilleures conditions, et certainement après le groupe suivant.

Je ne m’étendrais pas sur Tyr, à mon avis la pire prestation de la soirée et de loin, à la fois, longue, monotone, hyper classique, à la limite du pénible. Je me serai endormi si j’avais pu me poser quelque part…

On monte finalement dans la grande salle, et ça change tout. Par contre, on ne coupe pas aux 20 minutes d’attente, alors que tout est déjà en place depuis le début de la soirée… Puis Moonsorrow entre en scène et envoie une bonne claque. Avec un son honnête, Moonsorrow nous délivre une prestation impeccable, très dense, intense et maitrisé, dans un style tirant légèrement vers le Black. On est passé à la vitesse supérieure de belle manière, et la soirée peut enfin réellement commencer !

Au tour de Korpiklaani d’entrer en scène et de réaliser, comme à leur habitude (c’est la troisième fois que je les vois), une excellent prestation, toujours aussi festive et syampathique, cette fois-ci ponctuée d’un interlude au djembe très chamanique… On a eu droit aux grands classiques, toujours aussi efficaces.

Et arriva ce qui devait arriver, avec les retards accumulés depuis le début du concert, Ensiferum commence son set vers minuit et demi, c’est à dire l’heure de rentrer pour attraper les derniers métros. C’est donc raté pour cette fois ci, même si ce n’est que partie remise. J’ai juste eu le temps d’apercevoir les efforts de décoration de la scène (bouclier, épées, et jupettes blanches des musiciens !), et d’entendre les premières notes avant de m’éclipser.

Bref, il ne restera au final qu’une soirée mitigée, malgré une bonne prestation de la plupart des groupes.

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Circus Maximus, Symphony X | Bataclan | 5 mars 2008

Circus Maximus

Je suis arrivé trop tard pour Dreamscape, mais a priori juste au début de la prestation de Circus Maximus. J’avoue avoir apprécié leur premier album, un peu moins le second,  j’avais donc quelques attentes pour cette première partie.

La setlist m’a semblé plutôt axée sur leur second opus. Le son était plutôt bon, surtout pour une première partie, et le volume très raisonnable. Je retiendrai surtout le bon niveau technique général des musiciens, les harmonies vocales réussies, le batteur qui assure également avec brio les backing vocals et la sympathie du chanteur, en fin de set, qui vient discuter longuement dans de fond de la salle avec les fans.

En revanche, le point noir, c’est le manque d’entrain qui plombe la performance, l’ensemble reste très froid et n’arrive pas à décoller, ce qui est vraiment dommage, au vue du potentiel de ce groupe. J’espère qu’il saura surmonter cet obstacle en multipliant les tournées et en prenant de la bouteille. Après tout, ils sont encore jeunes et prometteurs.

Symphony X ticket

Symphony X

Le fossé en terme de performance pure est d’autant plus flagrant quand on compare avec celle de Symphony X sur scène. Nous sommes à l’opposé du spectre, avec un show ébouriffant, porté par un Russel Allen flamboyant, déconcertant de facilité. Sa voix puissante, sa présence et son charisme font de lui le frontman par excellence, à la fois débordant d’énergie, et très communicatif avec le public : il n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de nous parler de ses fiançailles à Paris…

Rajoutons à ceci un son tout à fait correct (malheureusement, comme toujours, avec un trop de basses et un volume trop élevé), une maitrise technique et un exécution parfaite du guitariste. Il faut bien avouer qu’à eux deux, ils ont un peu éclipsé le reste du groupe, qui a tout de même bien assuré tout au long du show.

A noter les apparitions inopinées à 2 ou 3 reprises de deux demoiselles court vêtues sur scène qui n’ont pas laissé les musiciens indifférents, et le premier morceau du rappel précédé d’une petite country avec tous les groupes précédents, réunis sur scène dans un joyeux bordel. Voici la vidéo (désolé pour la qualité) afin de se donner une petite idée.

Setlist :

  • Oculis Ex Inferni
  • Set the World of Fire
  • Domination
  • Serpent’s Kiss
  • Masquarade
  • Paradise Lost
  • Egypt
  • The Death of Balance
  • Inferno (Unleash the Fire)
  • Smoke and Mirrors
  • Sea of Lies
  • Revelation (Divus Pennae Ex Tragoedia) / The Divine Wings of Tragedy

—Rappel—

  • Eve of Seduction
  • Of Sins and Shadows

De nombreuses photos du show

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Megadeth | Elysée Montmartre | 26 février 2008

Arrivé trop tard pour la première partie, je ne pourrai donc en dire aucun mal… Très bonne ambiance pendant l’intermission musicale, avec du classique de chez classique (Pantera, AC/DC, Dio, Maiden et compagnie) où toute la salle reprend en cœur, attendant impatiente l’heure de la grande messe.

Billet Megadeth

Puis Megadeth entre en scène, sous les acclamations d’usage, et là… c’est le drame. Non pas par la prestation du groupe qui envoie tout ce qu’il peut, mais bel et bien par le son catastrophique qui sort des enceintes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il est impossible qu’il y ait eu une balance au préalable. Tout ce qu’on entend, c’est le bourdonnement des basses surdimensionnées, les aigus restant quasiment inaudibles, même Dave (guitare et chant) , ce qui est pour le moins étonnant. Du coup, le batteur se retrouve très en avant (surtout sa double grosse caisse), et comme malheureusement, c’est le musicien le plus limité techniquement, ça n’est pas à son avantage, la moindre imperfection étant amplifiée.

Les premières chansons passent, et ça ne s’arrange pas. Il aura fallu près de 3/4 d’heure pour avoir un mix à la limite du potable ou MegaDave transparait enfin dans le mix. Et même dans ces conditions, inutile d’avoir un second guitariste, on ne l’entend pas, sauf lors des solos, puisque son volume est augmenté juste pour l’occasion (mais avec plusieurs secondes de décalage), du jamais entendu, surtout de manière aussi flagrante !

Ne sachant pas s’il fallait étrangler le responsable de mes propres mains ou le pendre haut et court, j’ai courageusement décidé de laisser courir et de rester tranquillement à ma place, puisqu’après tout, j’avais une bonne vue sur la scène. Le volume m’a semblé vraiment élevé (protections auditives indispensables), même si Dave, plus bavard qu’à son habitude, a regretté qu’il y ait une limitation de volume règlementaire dans la salle tout en affirmant que si l’on venait l’écouter chez lui, ça serait nettement louder. Ma foi, je n’aurai rien contre ;-) !

Blague à part, le groupe joue en terrain conquis et il le sait très bien. Il capitalise sur une setlist imparable que tout le monde connait par cœur et réalise le minimum syndical (1h30 de show, plutôt statique, avec peu d’interaction avec le public, pourtant déchainé). Même si du coup, la prestation reste en deçà de celle, mémorable, du Hellfest l’an dernier, même si le son a gâché la première moitié du show, la magie Megadeth a malgré tout opéré, et l’on se retrouve comme des gosses à la grande époque, et ça, c’est vraiment fort !

  • Intro/Sleepwalker
  • Wake Up Dead
  • Take No Prisoners
  • Skin O’My Teeth
  • Kick The Chair
  • In My Darkest Hour
  • Washington Is Next!
  • Hangar 18
  • Gears Of War
  • A Tout Le Monde
  • Tornado Of Souls
  • Ashes In Your Mouth
  • Burnt Ice
  • Symphony Of Destruction
  • Trust
  • Peace Sells… but who’s buyin’?
  • Rappel : Holy Wars…The Punishement Due
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Axxis, Gamma Ray, Helloween | Elysée Montmartre | 5 janvier 2008

Axxis

C’est leur premier passage à Paris, et avec un peu de chance, ça devrait être le dernier ! Une bonne demi-heure de musique vraiment basique, déjà entendu des dizaines de fois, au son moyen, avec un chanteur énergique, certes, mais une chanteuse remplaçante (a priori de Magika) vraiment pas au niveau. Deux choses sauvent la prestation : une espèce de danse du crapaud de la part du chanteur, totalement inédite et décalée, et ses fiches phonétique en français, ça reste très peu…

  • Doom Of Destiny
  • Tales Of Glory Island
  • Little War
  • Take My Hand
  • Angel Of Death
  • Living In A World
  • Kingdom Of The Night

Gamma Ray

Après un peu d’attente, Gamma Ray entre dans un Elysée Montmartre sold out. La prestation est solide et l’on sent bien toute l’expérience du groupe. Toutefois, il a manqué la petite étincelle qui fait toute la différence. Le moment fort de cette 1h10 est Heavy Metal Universe, repris en cœur par la foule, les partie gauche, centrale et droite reprenant chacune un mot du titre. Dejà vu en 1999, Gamma Ray renouvelle finalement peu ses concerts, du coup, je doute que je retourne les voir de si tôt…

  • Welcome (Intro)
  • Heaven Can Wait
  • New World Order
  • Fight
  • Empress
  • Valley Of The Kings
  • Rebellion In Dreamland
  • Into The Storm
  • Heavy Metal Universe
  • Ride The Sky
  • Somewhere Out In Space

—Rappel—

  • Send Me A Sign

Helloween

Il était temps que notre citrouille teutonne préférée entre en scène et nous livre, comme à son habitude, une excellente prestation. Le frontman charismatique à souhait, avec beaucoup de présence, s’amuse à vanter les mérites du vin français… dans un gobelet en plastique. On notera l’imposant et réussi décor avec la grande roue du nouvel album dans le coin droit,

On retrouve également un interlude délirant (comme lors de leur dernier passage, en 2005) où 3 musiciens se déguisent en nains barbus à la ZZ Top et massacrent Smoke on the Water dans un mini théâtre de guignol, avant de finir mitraillés par le batteur qui rejoint sa (trop ?) grosse batterie, vu l’usage qui en est fait, notamment lors du solo, totalement dispensable.

La setlist, en revanche, est imparable, avec tous les tubes d’Helloween. Le point d’orgue de la soirée reste bien entendu le second rappel mémorable (évidemment bien trop court) avec 2 titres phares repris de concert par Gamma Ray et Helloween réunis sur scène. Il ne manquait plus que Blind Guardian pour que la fête soit totale !

  • Intro (walls/riddle)
  • Halloween
  • Sole Survivor
  • March Of Time
  • As Long As I Fall
  • A Tale Wasn’t Right
  • Smoke On The Water/ Solo de Batterie
  • King For 1000 Years
  • If I Could Fly
  • The Bells Of The Seven Hells
  • Eagle Fly Free
  • Dr Stein

—Rappel—

  • Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys

—Rappel 2 : avec Gamma Ray —

  • Future World
  • I Want Out
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Conscience, Riverside | Nouveau Casino | 2 décembre 2007

Conscience

Conscience est un groupe qui tourne beaucoup, qui forge son expérience sur scène et ça se sent : on les voit progresser de concert en concert. En plus d’un show rallongé (plus d’une heure), de deux inédits, et du désormais traditionnel medley (avec cette fois-ci des extraits de Master of Puppets de Metallica, Strange Déja Vu de Dream Theater — avec un grand moment de bravoure lors du trou de mémoire –, Ghostbusters, Careless Whispers de George Michael et Foreword de Pain of Salvation), Mathieu nous a annoncé l’excellente nouvelle de la signature chez le label Musea. Préparez-vous donc à trouver du Conscience un peu partout. Rien à redire donc, sur ce show toujours aussi réussi, bonne ambiance, avec un son particulièrement bon.

Riverside

Riverside entre en scène pour 1h40 de show et 2 rappels. Le public reste assez froid pendant les 20 premières minutes et chauffe peu à peu tout au long du set. Le son est tout à fait correct, la batterie bien en avant, et le volume trop élevé. A noter, l’introduction de 10 minutes, planante mais trop longue, et la fin de concert très réussie où chaque musicien, l’un après l’autre, pose son instrument, salue le public et disparait dans l’ombre des coulisses.

Je n’ai rien de particulier à reprocher individuellement, tout le monde est en place, le chant est bon et le show enlevé. Je suis content d’y avoir été, et de les avoir vu une fois ; malheureusement, l’univers si particulier des albums, mélange de douce mélancolie et de rage contenue n’a pas été transcendé sur scène, et je suis un peu resté sur ma faim…

De plus, de source sure et bien informée, Riverside a pris la grosse tête, refusant de faire un peu de place sur scène pour la première partie, faisant toutes les difficultés pour les soundchecks, dévalisant la collation d’avant concert, bref, pas très rock’n roll, comme attitude…

Et en sortant, presque en face du Nouveau Casino, pour les petits ou les grands creux, je recommande fortement “Marche ou Crêpe”, les crêpes y sont excellentes, copieuses et les garnitures au choix.

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Black Crusade | Elysée Montmartre | 28 novembre 2007

Une fois n’est pas coutume, n’ayant pu assiter à l’événement, je laisse la parole à Gefahrlich qui s’est proposé pour rédiger une chronique…

La Black Crusade est arrivée en Europe après avoir martyrisé les oreilles des fans nippons, c’était donc pour moi l’occasion de revoir Robb Flynn et sa bande, et de découvrir les talents scéniques plus ou moins convaincants d’Arch Enemy, Dragonforce, Shadows Fall et Trivium. Ah, non, pas Shadows Fall. J’ai découvert à la dernière minute qu’ils avaient préféré jouer en Grande-Bretagne pendant les deux dates parisiennes de la tournée, organisées à l’Elysée Montmartre, avec début des hostilités à 18h. Peut-être un peu tôt, mais ça permet de ne pas finir à point d’heure.

Arrivé en avance, j’en ai profité pour me placer au bar, juste au-dessus de la console son. je me serais bien installé à l’avant, mais je n’étais pas certain que mon barda de deux-routiste résiste aux furieux du pit. Le déroulement des événements a d’ailleurs confirmé cette impression…

Arch Enemy

18h pile, Arch Enemy entre en scène et donne immédiatement le ton. Le son est puissant et net, et la voix d’Angela Gossow est aussi impressionnante en live que sur les albums studio. Le groupe enchaîne pendant une grosse demi-heure les titres, mélange équilibré des différents albums, y compris leur dernier opus, Rise of the Tyrant. Entre les chansons, Angela harangue la foule, et nous annonce entre autres que le groupe sera de retour pour une tournée européenne en avril prochain. Au vu de leur prestation, j’essaierai certainement de les revoir à cette occasion.

Setlist (incomplète) :

  • Blood Is On Your Hands
  • Dead Eyes See No Future
  • We Will Rise
  • Nemesis

Dragonforce

Ne connaissant Dragonforce que par quelques titres entendus au hasard des playlists, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je dois dire que la surprise fut de taille. Accoutrés de collants moulants et autre choucroutes permanentées dignes de glam-rockers des années 80, les Anglais (un peu français tout de même, leur bassiste n’est autre que Frédéric Leclercq, frontman de Heavenly) ont fait montre de leur excellence technique avec un set improbable, au kitsch assumé, mais desservi par un son médiocre et une présence surprenante dans une tournée clairement orientée thrash. Contrairement à la majorité des bourrins présents, j’ai apprécié et beaucoup ri, mais je suis convaincu qu’il aurait été plus cohérent de les faire passer en premier, avant Arch Enemy.

Setlist :

  • Fury of the Storm
  • Cry for Eternity
  • Revolution Deathsquad
  • Operation Ground and Pound
  • Through The Fire And Flames

Trivium

Passée la demi-heure de préparation de la scène, on retourne aux choses sérieuses avec Trivium, dignes représentants du metalcore / thrash américain. Et effectivement, ça déménage sévère. Le groupe offre un set puissant, carré, bourrin, massif, et sans fioritures. Amateurs de prog, passez votre chemin. Trivium n’est pas là pour faire dans l’originalité, mais pour fournir au pit de bonnes raisons de s’agiter et de headbanger en rythme. Le frontman n’hésitera d’ailleurs pas à exhorter régulièrement la fosse à organiser des circle-pits. Après 45 minutes de plat de résistance, les Américains quittent la scène et laissent la place au dessert…

Setlist :

  • To The Rats
  • Entrance Of The Conflagration
  • Pillars Of Serpents
  • Becoming The Dragon
  • A Gunshot To The Head Of Trepidation
  • We Are Fire
  • Rain
  • Pull Harder Of The Strings On Your Martyr

Machine Head

J’avais beaucoup aimé la prestation de Machine Head au Hellfest, malgré un état de fatigue assez avancé, et j’étais impatient de les revoir dans un cadre plus zen. C’est donc avec impatience que j’attendais leur arrivée sur scène. Et une fois de plus, les californiens ont présenté un set magistral, avec un Robb Flynn extrêmement communicatif (Santé, Paris !) et une setlist faisant la part belle au nouvel album, The Blackening (3 des 8 titres joués) mais n’oubliant pas les grands classiques, dont Descend the Shades of Night, avec sa guitare sèche magique, et Davidian, qui vient clore en beauté une soirée riche, mais vraiment trop courte, puisque le concert se termine à 22h15, sans rappel.

Setlist :

  • Clenching The Fists of Dissent
  • Imperium
  • Aesthetics of Hate
  • Old
  • Halo
  • Ten Ton Hammer
  • Descent The Shades of Night
  • Davidian
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Korpiklaani | Nouveau Casino | 28 octobre 2007

Dans un Nouveau Casino complet depuis plusieurs jours, il me tardait de revoir Korpiklaani (groupe de Folk Metal finlandais) dans de bien meilleures conditions que lors de leur prestation, pourtant mémorable, au Hellfest et devant une salle toute acquise à leur cause.

Kivimetsän Druidi

Passons très rapidement sur la première partie qui a certainement dû remplacer au pied levé un autre groupe initialement prévu (et tout aussi obscur, désolé pour les fans). Hormis quelques intros épiques plus ou moins intéressantes, le reste du set reste très convenu et l’exécution plutôt approximative. De plus, la chanteuse, pas toujours très juste et pour le moins effacée, ne collait pas vraiment avec l’attitude du groupe dont la jeunesse excusera l’inexpérience.

Korpiklaani

Dans une salle chauffée à blanc, Korpiklaani entre en scène avec, en plus du désormais traditionnel micro orné de bois de renne, un immense backdrop à l’effigie du groupe occupe tout le fond de la scène. Inutile de le préciser, l’ambiance est a son comble et la foule très agitée, mais toujours bon enfant. L’accordéoniste et le violoncelliste comptent pour beaucoup dans l’aspect festif de la soirée, digne des Pogues en version survitaminée, tout comme le plaisir de jouer évident de tous les musiciens.

De plus, le groupe a bien fait participer le public tout au long de la soirée, en demandant aux fans quelles chansons ils voulaient entendre, en partageant des bières avec le premier rang, ou encore en restant de très longues minutes en fin de concert pour saluer le public.

A peine plus d’une heure de set, c’est court, mais d’une intensité phénoménale, laissant une foule complètement lessivée en fin de soirée. Le seul reproche, évidemment, mais c’est plutôt lié au style, c’est le peu de variété des titres : les chansons se ressemblent un peu toutes. Mais au-delà de ça, c’est désormais officiel, Korpiklaani est bien le maître incontestable du genre !

  • Journey Man
  • Korpiklaani
  • Cottages & saunas
  • Tervaskanto
  • Palovana
  • Tulikokko
  • Orbina
  • Pellonpekko
  • Versiet äpärät
  • Happy Little Boozer
  • Juokse sinä humma
  • Wooden pints
  • Hunting song
  • Beer Beer

— Rappel —

  • Let’s Drink
  • Li lea vobimi
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Hellfest | 3ème journée | 24 juin 2007

Troisième et dernière journée, à la fois la plus belle côté météo (ensoleillée jusqu’en fin d’après-midi, mais averses en soirée) et côté programmation.

Ephel Duath (30mn)

Groupe expérimental et techniquement très impressionnant, je les ai seulement entendus sur le chemin qui mène à l’entrée du festival. J’ai tout de même pris les 2 CD (à 5 euros pièce, c’est donné).

Dark Tranquility (40 mn)

Set carré, hyper classique, sans rien de vraiment particulier. Voici un exemple flagrant d’un groupe précurseur qui n’a pas réellement évolué. Je suis quand même bien content de les avoir vus.

Atheist (40 mn)

Séquence émotion, c’est le tout dernier concert du groupe culte, l’un des pionniers du métal technique. Set hyper technique, of course, tout en énergie, vraiment très impressionnant. J’ai gardé un magnifique t-shirt en souvenir de cet événement unique.

Behemoth (40 mn)

Prestation énergique conforme à leur précédent concert, gros son, gros set, à fond tout du long, avec costume et maquillage bien typé Black Metal.

Kreator (40 mn)

Set énergique, identique à leur concert précédent, la machine est très bien rodée. A noter la main un peu lourde lors de l’usage des fumigènes verts et rouges en début de set.

Within Temptation (50 mn)

Sans conteste l’une des plus jolie scène du fest, avec les gargouilles et un immense backdrop du plus bel effet. Par contre, pour le reste, il faut aimer le set hyper convenu lié au très décevant dernier album. Du coup, je n’ai pas regardé.

Edguy (40 mn)

Ambiance très festiveet rock’n roll avec Edguy. Le chanteur sautillant fait énormément participer le public. Presque trop (et c’est un comble !), au point de gaspiller de longues minutes à faire taper dans les mains. J’aurai préféré un titre supplémentaire. Dommage, j’ai du partir à la moitié du show, et du coup, j’ai raté la chenille, et peut-être même le fameux air des gendarmes (quelqu’un confirme ?)…

Megadeth (1h)

Enorme, assurément le plus gros show de ces 3 jours. Quelle claque, quelle intensité, malgré quelques approximations à la guitare, Dave Mustaine est en pleine forme. Quel pied de voir Megadeth interpréter Tornado of Souls en live devant un public tout acquis à sa cause, j’en frissonne encore !

Blind Guardian (40 mn)

L’enchainement continue, et il faut courir d’une scène à l’autre pour en rater le minimum (les concerts sont maintenant un peu désynchronisés). Devant un public qui connait toutes les paroles par coeur, Blind Guardian sort tous ses classiques. Un excellent souvenir, malheureusement bien trop court. Vivement le prochain concert en tête d’affiche !

Dream Theater (1h)

A l’intro du film Psychose, on reconnait bien la patte de Mike Portnoy ! Que dire, prestation impeccable, un peu trop de basse dans le mix, mais pour une fois qu’on entend bien Myung… Une setlist résolument orientée vers métal (festival extrême oblige). Les morceaux s’enchainent sans perdre de temps. The Dark Eternal Night du nouvel album, passe mieux en live qu’en studio, tant mieux, je craignais le pire. J’attends impatiemment le mois d’octobre pour avoir droit aux épics et à la facette plus prog du groupe. Petit bonus, c’est la version warped (accélérée) de Pull Me Under qui clôt le concert, respect des horaires oblige !

Emperor (1h)

Alors là, grosse claque totalement inattendue de la part d’Emperor qui délivre un set impérial (sans mauvais jeu de mot). Immortal, à côté, c’est ZZ Top ! Ca n’a rien à voir, son parfait, mise en place impeccable, mur de son démentiel, subtilités dans le jeu, présence sur scène. Magistral, Il faut que je réécoute les CD, même si j’ai un peu peur de la prod. Quelle belle manière de finir le festival qu’avec la reformation d’Emperor sous l’orage…

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Hellfest | 2ème journée | 23 juin 2007

Pour aujourd’hui, le temps est plus dégagé, et il ne pleuvra pas de la journée. L’organisation s’est bien rattrapée en recouvrant le sol de paille, ce qui a pas mal absorbé les mares de boue. Les pass ayant été délivrés la veille, et l’arrivage des festivaliers étalé, il y a eu moins d’un quart d’heure de queue. Prévoyant j’ai tout de même investi dans une paire de bottes en caoutchouc, certes pas très evil, mais indispensable pour rester au sec. En plus, la programmation du jour s’annonce beaucoup plus variée. Tout rentre dans l’ordre !

Vader (30 mn)

Arrivé pendant le set de Vader, je n’ai profité que de la fin. Efficace, pêchu, gros son, mais plutôt répétitif.

Korpiklaani (30 mn)

Ca, c’est très chouette, une musique folklorique nordique, avec accordéon et violon, qui donne un peu de couleur et de diversité à un festival plutôt sévère jusqu’à présent. Une belle découverte à creuser.

Epica (40 mn)

J’attendais bien mieux d’Epica, c’est une déception de la journée, c’était vraiment pas terrible, sans charisme, ni présence, bref ennuyeux. Seule la chanteuse apporte un intérêt au set, et il n’est pas de nature musical… Je n’ai pas tenu plus de 20 minutes.

Brujeria
(40 mn)

La encore, dans un autre genre, ce n’est pas ma came, j’ai gentiment attendu que ça passe. A noter, les foulards type guerillero portés par les membres du groupe mexicain. Viva la revolucion !

Amon Amarth (40 mn)

Deuxième grosse claque de ce festival. Avec une entrée remarquée de deux duellistes en armure (épée et boucliers) qui ont échangé quelques passes d’armes sur scène en introduction à l’arrivée du groupe. Carré, accrocheur, intense, nos vikings préférés très en forme ont effectué un excellent set, centré sur leur deux derniers albums. Visiblement un gros succès.

Cynic (40 mn)

C’est le tout premier concert de groupe depuis 15 longues années. Un moment unique attendu par beaucoup pour ce groupe culte à l’unique album. Excellente prestation, mais plutôt concentrés et visiblement tendus, tous les membres sont restés statiques. De plus, les chants death enregistrés sur bande et sortant de nulle part ont donnée un petit effet surréaliste. La section rythmique est tout bonnement incroyable, tout dans le toucher, mais il y a eu quelques légers pains côté guitare, facilement pardonnables, surtout quand on connait la complexité de la musique proposée. Emballé, je suis reparti avec un t-shirt (version bleue) de toute beauté et une casquette (limitée à 50 ex). Le groupe a même joué un titre inédit : Evolutionnary Sleeper qui sonnait vraiment très bien. A noter, Cynic est en concert à Paris le 5 juillet.

Pain of Salvation (50 mn)

Petite déception pour POS qui a néanmoins eu le mérite d’oser une setlist très pop, un peu mielleuse, chapeau, car ça ne doit pas être évident dans ce type de festival. On a bien sûr eu droit à l’incontournable Disco Queen, mais je n’ai pas été transporté par l’énergie du chanteur. Décidément, j’ai un peu de mal avec POS !

Napalm Death (40 mn)

J’ai regardé ça de très très loin, car déjà vus une fois (récemment, en plus) et ça m’avait largement suffit.

Children of Bodom (1h)

Déception pour fuckin’ Children of fuckin’ Bodom, qui a décidément beaucoup de mal à renouveler ses shows. C’est le genre de groupe efficace et entrainant au début qu’il y a finalement peu d’intérêt à voir plusieurs fois. En plus, le frontman ne connait qu’un seul mot, c’est plutôt horripilant.

Moonspell (40 mn)

Bonne prestation de Moonspell, mais c’est à mon avis un groupe qui gagne à être vu dans une salle pas trop grande, qui garantit toute l’ambiance et l’atmosphère propre à la musique de ce groupe.

Immortal (1h)

C’est la reformation du groupe cultissime Immortal. Malheureusement, la prestation n’était pas très carrée surtout au début (principalement côté batterie), mais c’est peut-être ça l’esprit du True Norvegian Black Metal… Une fois pour dire que j’y étais, c’est bien, mais après… En plus, l’entrée en scène a raté (musique d’intro et explosion de fumigènes), puis plus rien pendant 10 minutes ; cela a tout de l’effet pétard mouillé ! Côté folklore, maquillage et cracheur de feu sont au rendez-vous, et ça met toujours un peu d’ambiance ! Photos et vidéos par ici.

Therion (1h)

Toujours aussi chouette et bon esprit, Therion a bien assuré. Mais comme pour Moonspell, je trouve que c’est une musique d’atmosphère qui s’exprime mieux dans une petite salle. Ce qui permet de mieux profiter de tout ce qui se passe sur scène (il y a 8 musiciens, tous très actifs).

Type O Negative (1h)

Alors là, j’avoue ne pas avoir compris l’attitude… Grosses pauses pendant certaines parties du set, mépris du public, réglages des instruments pendant l’intro, ennuyeux à mourir… Bref, à oublier au plus vite. Bien sûr, il y a juste eu quelques titres potables en fin de sets, mais franchement ?

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