La cité interdite

Rarement décors, costumes et maquillages n’auront été si somptueux au cinéma. Avec son esthétisme léché, le sens aigu du détail, l’usage de la couleur à dominante or brillant, La cité interdite en jette plein les yeux du début à la fin. L’intrigue de ce drame, faite de trahisons, de secrets et de soif de pouvoir est un peu plus convenue, mais ne tombe jamais dans la simplicité pour autant. Les acteurs sont impeccables, les combats à la fois légers et dantesques, grâce à un nombre incalculable de figurants.

C’est somptueux, et pour profiter pleinement de la magnificence de l’ensemble, il faut impérativement aller sur grand écran. Parfois dramatique, parfois sanglant, ce film est une succession de tableaux d’une beauté toujours éclatante. Amateurs de films asiatiques, réjouissez-vous, après Hero, Zhang Yimou réalise un nouveau tour de force.

What I do not give, you must never take by force.

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Cuisine chinoise et curiosités

Pour conclure cette série de billets sur la Chine, parlons gastronomie.

Les repas sont finalement assez peu variés (au moins pour les touristes), puisqu’ils se composent à chaque fois d’une dizaine de plats (et toujours un peu les mêmes) sur un plateau tournant pour toute la table. Du coup, cela ne fait que quelques bouchées de chaque plat (bon ou mauvais) par personne. Bien sûr, il y a toujours le riz, mais par contre, jamais de dessert, le repas se terminant traditionnellement par la soupe. Les plats sont majoritairement composés de légumes, avec des petits morceaux de viandes et très rarement de poisson. Suivant les régions, ils sont un peu épicés (Guilin) ou plutôt sucré/salés (Shanghai).

Premièrement, il ne faut pas confondre cuisine chinoise et cuisine asiatique, par exemple, il n’y a pas de nems, c’est plutôt vietnamien. Ensuite, les restaurants tels que nous les connaissons en France n’ont que peu de rapport avec la cuisine chinoise (à part peut-être les spécialités) tant les plats ont été adaptés aux goûts et aux habitudes occidentales.

Les spécialités

Voici la découpe du canard laqué, à Pékin, réalisée par deux chefs bien entrainés. On le mange avec la peau dans de petites crèpes avec une sauce sucré, c’est excellent. Je connais une très bonne adresse à Paris, ça sera pour un prochain billet.

Canard Laqué

Dégustation de raviolis multicolores à la forme inspirée du contenu (les raviolis au canard en jaune, aux légumes en orange et vert…) à Xi’an. Assurément un des meilleurs repas du séjour.

Raviolis multicolores

Décoration de table en forme de dragon sculpté dans un légume. Admirez le soucis du détail.

cuisine_chinoise_00.jpg

La fondue chinoise (ou marmite mongole) à Xi’an. On fait cuire de la viande crue dans le bouillon à l’aide de ces cuillères percées. Il y a tout un tas de choses dans ce bouillon, des herbes, du soja, du chou… C’est à la fois très bon et convivial.

Fondue chinoise

Lors de la croisière sur la rivière Li, à Guilin, on peut déguster de l’alcool de serpent. Mais de l’aveu même de notre guide, ce sont toujours les mêmes serpents depuis des années…

Alcool de serpent

Le quotidien

Petit déjeuner traditionnel à la vapeur, dehors, dans la rue, à Guilin.

Petit déjeuner

Cuisine équipée dans un village proche de Guilin…

Cuisine 1

Cuisine 2

Les produits exotiques

Un marché de Pékin, un peu spécial, situé près du centre ville. On y trouve toute sorte de produits inhabituels pour un occidental, mais aussi pour de nombreux chinois. Notre guide nous a expliqué qu’elle n’avait jamais mangé ce genre de choses, habituellement dégustées dans la région de Canton. Voici tout d’abord, des produits de la mer…

Marché 1

Puis quelques chrysalides…

Marché 2

Une espèce de mille-pattes…

Marché 3

Des insectes en pagaille…

Marché 4

Et même des scorpions !

Marché 5

Quittons maintenant le marché. Vous vous souvenez de ces petits vers à soie ébouillantés pour pouvoir dérouler leur cocon ? Et bien, comme rien ne se perd, à la fin, on les garde pour la soupe.

Vers à Soie

Et pour finir en beauté, un petit snack perdu dans un coin du gigantesque souk de Xi’an. Honnêtement, je ne sais pas ce qu’il vend, mais je peux vous assurer que c’est bien de la nourriture.

Souk

Et voilà, c’est tout pour la Chine. J’espère que ça vous a plus.

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Artisanat chinois

Après avoir voyagé, intéressons-nous maintenant à la fabrication d’objets artisanaux. On regrettera quand même que ces pseudo usines soient perdues au beau milieu d’immenses magasins alors qu’on imagine aisément que vu les volumes vendus, il y a d’énormes usines aux alentours qu’on ne voit pas et où les conditions de travail ne sont sans doute pas les mêmes.

Le cloisonné

C’est l’art préféré des empereurs de la période Ming. Nous voici donc près de Pékin pour voir comment se met en oeuvre ce délicat savoir-faire traditionnel, au départ uniquement en blanc et bleu.

Etape 1 : Découper des plaques de bronze et les sceller à haute température pour obtenir un patron à la forme souhaitée.

Cloisonné

Etape 2 : Coller de fines cloisons sur ce patron pour dessiner patiemment les motifs.

Cloisonné

Etape 3 : Voici le résultat après avoir fait chauffer l’objet pour pour que tous ces éléments se soudent.

Cloisonné 3

Etape 4 : A l’aide d’une pipette, il faut maintenant remplir chaque cloison de peinture. Puis on chauffe le tout. Et on recommence l’étape 4 plusieurs fois, la chaleur faisant s’évaporer une partie de la peinture…

Cloisonné 4

Etape 5 : Il faut encore polir à plusieurs reprises l’objet ainsi coloré avec des pierres de grains différents.

Cloisonné 5

Et voila le résultat final !

Cloisonné 6

La soie

Pour fabriquer de la soie, rien de plus facile ! Il vous faut d’abord des vers à soie.

Soie 1

Les voila ! Ensuite, il faut un peu d’eau chaude et un appareil pour dérouler les cocons. Dans un cocon, il y a jusqu’à 1.5 km de fil. Une fois déroulés dans de grands écheveaux, il ne reste plus qu’à tisser…

Soie 2

Parfois, il arrive que deux vers se trouvent dans le même cocon. Dans ce cas, les deux fils sont emmêlés et on ne peut les dérouler sans les casser. Alors on étire et superpose chacun de ces cocons de façon à former une couette, comme ça, rien n’est perdu.

Le jade

Pierre semi-précieuse, dont la dureté varie de 4 à 8 sur une échelle de 10, le jade n’est pas nécessairement vert, mais peut être également blanc, bleu et même violet. Attention à l’achat, il faut être prudent, il s’agit fréquemment de faux jade (résine, verre, ou poussière de jade reconstituée).

Jade 1

Jade 2

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10 vues alternatives de Chine

On continue le voyage en Chine avec quelques clichés qui sortent de l’ordinaire… Non, ce ne sont pas des playmobils, mais bien des policiers sur la place Tiananmen. A votre avis, qui est le chef ?

Policiers sur la place Tiananmen

Au milieu des embouteillages, parmi les voitures les plus modernes et des vélos parfois électriques circulent aussi de vieux vélos surchargés (ici de cartons), mais aussi de bouteilles d’eau vides pour le recyclage, de charbon… Ici, la circulation s’effectue une main sur le volant et une main sur le klaxon. Les vélos ne respectent aucune forme de code de la route, de feux rouges ou de sens uniques, pourtant, il n’y a que très peu d’accidents.

Vélo

Une bonne idée, à chaque grand carrefour, un compteur indique la durée restante (en secondes) avant le passage au vert.

Feu rouge

Tôt le matin, et avant de pratiquer le taichi, de nombreux chinois sortent et promènent leur oiseaux afin de les regrouper et qu’ils s’apprennent mutuellement à chanter.

Oiseaux

Comment ne pas évoquer ces magnifiques poubelles chinoises ? La première se trouve sur les remparts de Xi’an, et les deux autres au Temple des Lamas, à Pékin.

Poubelle Xi’an

Poubelle Pekin

Ici, à Guilin, des personnes épluchent les grains de maïs à même le trottoir…

Mais 1

Mais 2

Les acteurs de l’Opéra de Pékin (qui au passage ne se joue pas à l’Opéra, mais dans n’importe quelle salle de spectacle ou théâtre — c’est plutôt le type de spectacle qui s’appelle ainsi plutôt que l’endroit) se préparent avant la représentation. L’accès à la salle passe nécessairement par leur loge. Et d’ailleurs, après la représentation, ce sont eux qui vendent le programme. La première partie du spectacle est une pièce de théâtre très codifiée au chant aigüe, alors que la seconde partie regroupe acrobatie et jonglerie.

Acteurs de l’Opéra de Pekin

Et pour finir, voici un personnage tout droit échappé de Tigres et Dragons, joueur de musique sur le bord du canal à Tongli.

Joueur de musique de Tongli

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Shanghai

Quand on arrive à Shanghai, on change d’époque. C’est la ville la plus moderne et la plus libérale de Chine. Même les lions, gardiens des lieux (ici le musée de Shanghai), sont modernisés.

Shanghai - Les lions modernes du Musée

Shanghai, entre tradition et modernité : ici, la Jin Mao Tower et ses 421m de hauteur prise depuis le centre de la vieille ville. Un grand merci à l’oiseau qui a eu la bonne idée de passer là au bon moment !

Shanghai - Modernité et tradition

Le Bound

Le Bound, c’est une promenade piétonne de quelques kilomètres en plein quartier des affaires, le long de la rivière. L’Oriental Pearl Tower est la tour de télévision à la forme si particulière, c’est devenu l’emblème de la ville. Les deux grosses sphères sont des studios de TV, et les 5 petites entre les deux, comportent chacune 5 chambres d’hôtel, hors de prix, évidemment. Il faut bien l’avouer, c’est joli de jour…

Shanghai de jour - Le bound

Mais c’est encore mieux la nuit…

Shanghai de nuit - Le bound 1

Shanghai de nuit - Le bound 2

De l’autre côté, vue de la chambre d’hôtel.

Shanghai de nuit - à l’opposé du Bound, vue de la chambre d’hotel

A éviter, la rue Nankin, cette grande artère commerçante où on ne trouve que des enseignes modernes. En fait, le seul intérêt réside dans les boutiques clandestines où de nombreux rabatteurs essaient de vous emmener. Il s’agit de leur salon, leur chambre, voire même une boutique à double fond (!) à quelques dédales de rues bien typiques de là. Il y en a partout et c’est presque là qu’il y a le plus de touristes, mais bien sûr, ce n’est pas bien d’y aller, on ne trouve que de la contrefaçon ;-p.

Un temple taoïste

Trois systèmes de pensée religieuse et philosophique priment en Chine : bouddhisme, confucianisme et taoïsme. Ici, de magnifiques statues d’un temple taoïste en banlieue de Shanghai.

Shanghai - Statues taoistes

Les jardins chinois

Le centre du vieux Shanghai, très commerçant, à deux pas du Jardin du Mandarin Yu.

Shanghai - Jardin chinois 1

Les fameux jardins chinois sont en fait les anciennes demeures des mandarins (des hauts fonctionnaires de l’empereur). Ils comprennent donc une habitation richement meublée et un grand jardin qui doit se laisser découvrir petit à petit. Contrairement à nos jardins à la française (parfaitement géométriques), il s’agit ici plutôt de recréer artificiellement une ambiance naturelle. Tout un art… Il y a 4 grands impératifs pour un jardin chinois : il faut de l’eau, des rochers, de la végétation et bien sûr la demeure.

Voici le Jardin du Maître des Filets, et le Jardin de la Pensée après la Retraite à Suzhou près de l’ancien bourg de Tongli (80 km, 1h de train).

Shanghai - Jardin chinois 3

Shanghai - Jardin chinois 2

Détail d’architecture : un petit (!) dragon vient terminer l’angle d’un mur.

Shanghai - Jardin chinois - Détail d’architecture

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Guilin

Guilin est très connu pour ses paysages et ses collines en pain de sucre. Le seul paysage comparable est la Baie d’Along au Vietnam. Ces paysages enchanteurs sont même représentés au dos des billets de 20 yuans. La cuisine de Guilin est connue pour ses épices, le climat y est subtropical et perpétuellement dans la brume. On a donc quitté les grandes villes pour la campagne, ses rizières, ses villages paysans, ses buffles et ses pêcheurs aux cormorans.

Le Mont Fubo

Le pied du mont Fubo est traversé de part en part par la Grotte de la Perle Restituée dont les parois, sculptées il y a plus de 1000 ans, à la fin de la dynastie des Tang, comptent plus de 200 statues bouddhistes. Du sommet du Mont Fubo, après avoir monté plusieurs centaines de marches, on découvre un des plus beaux panoramas de Guilin…

Guilin vue du Mont Fubo

Croisière sur la rivière Li jusqu’à Yangshuo

La croisière dure 4h à 5, selon les courants, et nous conduit à Yangshuo, ville commerçante par excellence. Durant le trajet, on a tout loisir de déjeuner à l’intérieur, ou d’aller sur le pont afin d’admirer ces collines majestueuses, qui ont bien sûr toutes un nom, les boeufs en semi-liberté qui mangent les algues, la tête sous l’eau, et les radeaux faits de 5 bambous qui virevoltent de bateau en bateau pour essayer de conclure une vente.

Croisière sur la rivière Li

Croisière sur la rivière Li 2

Les fameuses Cornes du Diable que ne renierait pas Ronnie James Dio.

Les Cornes du Diable

La colline de la lune, entièrement naturelle, et dont la forme arrondie est si chère aux chinois.

La colline de la Lune

La Grotte des Flûtes de Roseau

Non loin de Guilin, après une petite promenade sur un chemin de forêt, on arrive à la grotte des Flûtes de Roseau, une immense grotte hors du temps, à l’éclairage artificiel multicolore soigné. On passe de salle en salle où chaque infractuosité reflète l’imaginaire chinois. Sur la photo, on voit le lac intérieur dans un petit recoin de la grotte. La ballade a bien duré 3 quarts d’heure.

La grotte des Flûtes de Roseaux

La campagne

A peine sorti de Guilin, à 3 km de la ville, on se retrouve en pleine campagne. Là, on se rend vraiment compte des disparités et des contrastes énormes d’une région à une autre. Et encore, nous ne sommes pas dans une province reculée…

Village de Campagne

Ici, un plant de riz qui sera ramassé deux semaines plus tard.

Riz

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Xi’an

Le second billet sur la Chine concerne Xi’an (prononcer chi-han), la capitale de la province du Shaanxi. Située à l’extrémité Est de la Route de la Soie, c’est une des plus anciennes villes du monde.

La vieille ville fortifiée

Le centre ville est fortifié et a conservé son caractère ancien, par contre, les constructions alentours sont des buildings modernes. Les remparts, très bien conservés, ont été reconstruits par la Dynastie Ming. Et comme ils sont larges et plats, il est possible de louer des vélos pour en faire le tour.

wikipedia.fr

Grand hotel dans la vieille ville fortifiée | Xi’an

Xi’an tradition et modernité

La pagode de la petite oie sauvage

La pagode de la petite oie sauvage a été construite au VIIIè siècle pendant la dynastie Tang. Initialement constituée de 15 étages, il n’en reste aujourd’hui que 13 à cause d’un tremblement de terre au XVIè siècle. Ses fondations de forme ovale si anciennes ont donc su résister aux secousses sismiques. Des textes sacrés bouddhistes d’origine indienne y ont été longtemps entreposés.

Pagode de la petite oie sauvage | Xi’an

L’armée en terre cuite enterrée

Le site le plus connu est bien évidemment l’Armée de Terracotta (ou armée de terre cuite enterrée) au sein du Mausolée de l’empereur Qin. Celle-ci a été découverte en 1974 par des fermiers creusant un puit. L’un de ces inventeurs était présent et dédicacait des livres du musée. Il ne détient malheureusement aucun droit sur sa découverte.

Inventeur de l’armée en terre cuite

Inutile de le préciser, c’est grandiose. Réparties sur 3 halls, plus de 8000 statues de terre cuite ont été mises au jour. Toutes différentes en taille (un peu plus grand que la grandeur nature, environ 2 mètres, sans doute pour paraitre plus impressionnants), attitude, expression du visage et même couleur (bien que la couleur n’ait malheureusement pas tenu). Le site est toujours en cours de fouille, tout n’a pas été déterré, ni restauré.

C’est Qin Shihuang, le premier empereur chinois, responsable de l’unificateur de la Chine et initiateur de la Grande Muraille qui s’est fait construire un mausolée avec une représentation de son armée. Quelques années après sa mort, un incendie a ravagé le site, et les batiments se sont effondrés sur les statues, les brisant en morceaux. Les photos sont officiellement autorisées depuis peu.

Armée en terre cuite

Armée en terre cuite - gros plan

Le quartier musulman

Xi’an est également une grande ville musulmane, avec un quartier animé et un souk au centre duquel se trouve la Grande Mosquée à l’architecture vraiment typée asiatique.

La porte de la Grande Mosquée | Xi’an

La grande mosquée

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Pékin

Ce premier billet sur la Chine où j’ai eu la chance de passer 2 semaines (de fin septembre à début octobre) va concerner la ville de Pékin (Beijing, la capitale du Nord) et ses alentours.

Il n’y a que 3 semaines de vacances en Chine : le nouvel an chinois, la fête nationale (le 1er octobre) et la fête du travail. Du coup, tout le monde est en vacances en même temps ! Et encore, ce ne sont pas des semaines complètes, beaucoup de chinois doivent récupérer quelques jours de travail les weekends suivants… Le gros avantage de voyager pendant cette période là sont les décorations et les illuminations, en revanche, l’inconvénient majeur, c’est le monde, surtout pour les lieux touristiques.

La ville de Pékin en elle-même n’a rien d’extraordinaire, et ressemble à toute autre ville moderne avec ses bâtiments gris systématiquement flanqués de clims et ses grandes artères embouteillées. Ce sont tous les lieux spécifiques chargés d’histoires qui donnent à cette ville toute son ampleur. De plus, en cette saison, le temps est très agréable avec 25°. A noter les grands travaux d’infrastructure dûs aux Jeux Olympiques de 2008.

La Place Tiananmen

La Place Tiananmen (Place de la Paix Céleste) est la plus grande place du monde et accessoirement le paradis des cerfs-volants. Au nord se trouve directement la Cité Interdite surmontée de l’immense portrait de Mao, et au sud il y a les deux immenses portes impériales. Au centre de la place, le Monument aux Héros du Peuple est une obélisque qui symbolise la résistance du peuple communiste. Sur les côtés, on trouve le musée national, le mausolée de Mao et le parlement du peuple.

Place Tiananmen - Porte Sud

Place Tiananmen - Décorations fleuries dans un petit coin

Place Tiananmen - Porte de la Cité Interdite

La Cité Interdite

On dit que la Cité Interdite comprend 9 999 chambres, réparties dans 800 palais. On peut y visiter quelques salles d’exposition avec habits d’époque, armes et instruments de musique. Les pièces à vivre telles que le trône, les appartements de l’empereur et de ses 3 000 concubines ne sont visibles qu’à travers des vitres pour mieux les préserver.

La cité interdite

La cité interdite - Tambour et carillons

La cité interdite - un peu de montagne pour les concubines cloitrées

De nombreux chaudrons sont disposés à l’extérieur, non pas pour cuire la soupe, mais pour récupérer les eaux de pluie. Ce sont les premières bornes anti-incendie ! Initialement recouverts d’or, ceux-ci ont été grattés par les japonais lors de l’occupation.

La cité interdite - borne incendie

La Colline de Charbon

Au nord, juste en sortant de la Cité Interdite, se trouve le Parc Jingshan avec ses parterres de fleurs et ses bonsaïs où s’est pendu le dernier empereur Ming. C’est une colline artificielle bâtie avec la terre extraite des douves de la Cité Interdite.

La colline de charbon

La colline de charbon - Vue de la Cité Interdite

La vieille ville

Difficile d’échapper à la visite de la vieille ville (hutong) en cyclopousse. En plus, il est possible de manger chez l’habitant (ce qui était à la fois bon et très sympa) de ces fameuses cours carrées communes à 4 familles (chacune possède une maison donnant sur un côté du carré). Seules quelques zones sont classées et protégées, la grande majorité a été ou va être très prochainement rasée pour laisser place à des habitations avec tout le confort moderne.

La Grande Muraille

Non visible de la lune (elle est trop étroite), contrairement à ce qu’on pourrait croire, la Grande Muraille s’étend sur plus de 6400 km. La visite est effectuée sur un lieu hautement touristique (Badaling) à moins de 80 km de Pékin. Il faut avouer que le site est réellement impressionnant, et la journée un peu brumeuse ne gâche rien au paysage. Attention, les marches très inégales et usées par les passages rendent l’ascension fatigante. Compter une bonne heure d’ascension pour arriver au sommet de la colline avant que la muraille ne redescende de l’autre côté vers d’autres sommets.

La grande muraille

La grande muraille

Non loin de là se trouve le tombeau des Mings, passage obligé, mais plutôt décevant. C’est une grande vallée entre plusieurs collines avec des “sites” de tombeaux répartis un peu partout. Seule la Voie des Esprits, une promenade pavée et boisée qui mène au mausolée de l’Empereur entre différentes statues de conseillers, guerriers, animaux réels et mythiques est réellement agréable et apaisante.

Le Temple des Lamas

Le Temple des Lamas est un magnifique temple bouddhiste tibétain, l’un des plus grands du monde, comportant une statue d’un bouddha de 18m de hauteur sculptée dans un seul bloc de bois.

Temple des Lamas

Nous avons même eu la chance d’assister à une cérémonie manifestement peu courante à l’étiquette très précise et aux chants monocordes.

Le Temple des lamas - Cérémonie annuelle

La gare de l’Ouest

Je mets juste la photo car le bâtiment est magnifique. C’est ici que j’ai pris le train de nuit pour Xi’an. Attention, c’est un train très moderne, en première classe, en plus d’un compartiment salle de bain par wagon, chaque lit possède un écran plat avec télécommande près de la tête de lit. En revanche, en cinquième classe (utilisée en cas d’affluence), on voyage entassé debout toute la nuit…

La gare de l’ouest de Pékin

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