Homme femme mode d’emploi

Dans la petite salle de la Grande Comédie se joue actuellement homme femme mode d’emploi, 1h15 de spectacle mené tambour battant. Certes, on n’échappe pas aux clichés du genre, et un certain nombre de blagues sont largement connues, mais en vérité, le ressort de la comédie repose principalement sur la pétillante actrice Alice Pehlivanyan. Voila donc de quoi passer un bon moment de détente, et c’est bien là l’essentiel.

Sur le même sujet, on préfèrera quand même le plus abouti Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus.

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Circus Maximus, Symphony X | Bataclan | 5 mars 2008

Circus Maximus

Je suis arrivé trop tard pour Dreamscape, mais a priori juste au début de la prestation de Circus Maximus. J’avoue avoir apprécié leur premier album, un peu moins le second,  j’avais donc quelques attentes pour cette première partie.

La setlist m’a semblé plutôt axée sur leur second opus. Le son était plutôt bon, surtout pour une première partie, et le volume très raisonnable. Je retiendrai surtout le bon niveau technique général des musiciens, les harmonies vocales réussies, le batteur qui assure également avec brio les backing vocals et la sympathie du chanteur, en fin de set, qui vient discuter longuement dans de fond de la salle avec les fans.

En revanche, le point noir, c’est le manque d’entrain qui plombe la performance, l’ensemble reste très froid et n’arrive pas à décoller, ce qui est vraiment dommage, au vue du potentiel de ce groupe. J’espère qu’il saura surmonter cet obstacle en multipliant les tournées et en prenant de la bouteille. Après tout, ils sont encore jeunes et prometteurs.

Symphony X ticket

Symphony X

Le fossé en terme de performance pure est d’autant plus flagrant quand on compare avec celle de Symphony X sur scène. Nous sommes à l’opposé du spectre, avec un show ébouriffant, porté par un Russel Allen flamboyant, déconcertant de facilité. Sa voix puissante, sa présence et son charisme font de lui le frontman par excellence, à la fois débordant d’énergie, et très communicatif avec le public : il n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de nous parler de ses fiançailles à Paris…

Rajoutons à ceci un son tout à fait correct (malheureusement, comme toujours, avec un trop de basses et un volume trop élevé), une maitrise technique et un exécution parfaite du guitariste. Il faut bien avouer qu’à eux deux, ils ont un peu éclipsé le reste du groupe, qui a tout de même bien assuré tout au long du show.

A noter les apparitions inopinées à 2 ou 3 reprises de deux demoiselles court vêtues sur scène qui n’ont pas laissé les musiciens indifférents, et le premier morceau du rappel précédé d’une petite country avec tous les groupes précédents, réunis sur scène dans un joyeux bordel. Voici la vidéo (désolé pour la qualité) afin de se donner une petite idée.

Setlist :

  • Oculis Ex Inferni
  • Set the World of Fire
  • Domination
  • Serpent’s Kiss
  • Masquarade
  • Paradise Lost
  • Egypt
  • The Death of Balance
  • Inferno (Unleash the Fire)
  • Smoke and Mirrors
  • Sea of Lies
  • Revelation (Divus Pennae Ex Tragoedia) / The Divine Wings of Tragedy

—Rappel—

  • Eve of Seduction
  • Of Sins and Shadows

De nombreuses photos du show

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Megadeth | Elysée Montmartre | 26 février 2008

Arrivé trop tard pour la première partie, je ne pourrai donc en dire aucun mal… Très bonne ambiance pendant l’intermission musicale, avec du classique de chez classique (Pantera, AC/DC, Dio, Maiden et compagnie) où toute la salle reprend en cœur, attendant impatiente l’heure de la grande messe.

Billet Megadeth

Puis Megadeth entre en scène, sous les acclamations d’usage, et là… c’est le drame. Non pas par la prestation du groupe qui envoie tout ce qu’il peut, mais bel et bien par le son catastrophique qui sort des enceintes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il est impossible qu’il y ait eu une balance au préalable. Tout ce qu’on entend, c’est le bourdonnement des basses surdimensionnées, les aigus restant quasiment inaudibles, même Dave (guitare et chant) , ce qui est pour le moins étonnant. Du coup, le batteur se retrouve très en avant (surtout sa double grosse caisse), et comme malheureusement, c’est le musicien le plus limité techniquement, ça n’est pas à son avantage, la moindre imperfection étant amplifiée.

Les premières chansons passent, et ça ne s’arrange pas. Il aura fallu près de 3/4 d’heure pour avoir un mix à la limite du potable ou MegaDave transparait enfin dans le mix. Et même dans ces conditions, inutile d’avoir un second guitariste, on ne l’entend pas, sauf lors des solos, puisque son volume est augmenté juste pour l’occasion (mais avec plusieurs secondes de décalage), du jamais entendu, surtout de manière aussi flagrante !

Ne sachant pas s’il fallait étrangler le responsable de mes propres mains ou le pendre haut et court, j’ai courageusement décidé de laisser courir et de rester tranquillement à ma place, puisqu’après tout, j’avais une bonne vue sur la scène. Le volume m’a semblé vraiment élevé (protections auditives indispensables), même si Dave, plus bavard qu’à son habitude, a regretté qu’il y ait une limitation de volume règlementaire dans la salle tout en affirmant que si l’on venait l’écouter chez lui, ça serait nettement louder. Ma foi, je n’aurai rien contre ;-) !

Blague à part, le groupe joue en terrain conquis et il le sait très bien. Il capitalise sur une setlist imparable que tout le monde connait par cœur et réalise le minimum syndical (1h30 de show, plutôt statique, avec peu d’interaction avec le public, pourtant déchainé). Même si du coup, la prestation reste en deçà de celle, mémorable, du Hellfest l’an dernier, même si le son a gâché la première moitié du show, la magie Megadeth a malgré tout opéré, et l’on se retrouve comme des gosses à la grande époque, et ça, c’est vraiment fort !

  • Intro/Sleepwalker
  • Wake Up Dead
  • Take No Prisoners
  • Skin O’My Teeth
  • Kick The Chair
  • In My Darkest Hour
  • Washington Is Next!
  • Hangar 18
  • Gears Of War
  • A Tout Le Monde
  • Tornado Of Souls
  • Ashes In Your Mouth
  • Burnt Ice
  • Symphony Of Destruction
  • Trust
  • Peace Sells… but who’s buyin’?
  • Rappel : Holy Wars…The Punishement Due
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Korpiklaani | Nouveau Casino | 28 octobre 2007

Dans un Nouveau Casino complet depuis plusieurs jours, il me tardait de revoir Korpiklaani (groupe de Folk Metal finlandais) dans de bien meilleures conditions que lors de leur prestation, pourtant mémorable, au Hellfest et devant une salle toute acquise à leur cause.

Kivimetsän Druidi

Passons très rapidement sur la première partie qui a certainement dû remplacer au pied levé un autre groupe initialement prévu (et tout aussi obscur, désolé pour les fans). Hormis quelques intros épiques plus ou moins intéressantes, le reste du set reste très convenu et l’exécution plutôt approximative. De plus, la chanteuse, pas toujours très juste et pour le moins effacée, ne collait pas vraiment avec l’attitude du groupe dont la jeunesse excusera l’inexpérience.

Korpiklaani

Dans une salle chauffée à blanc, Korpiklaani entre en scène avec, en plus du désormais traditionnel micro orné de bois de renne, un immense backdrop à l’effigie du groupe occupe tout le fond de la scène. Inutile de le préciser, l’ambiance est a son comble et la foule très agitée, mais toujours bon enfant. L’accordéoniste et le violoncelliste comptent pour beaucoup dans l’aspect festif de la soirée, digne des Pogues en version survitaminée, tout comme le plaisir de jouer évident de tous les musiciens.

De plus, le groupe a bien fait participer le public tout au long de la soirée, en demandant aux fans quelles chansons ils voulaient entendre, en partageant des bières avec le premier rang, ou encore en restant de très longues minutes en fin de concert pour saluer le public.

A peine plus d’une heure de set, c’est court, mais d’une intensité phénoménale, laissant une foule complètement lessivée en fin de soirée. Le seul reproche, évidemment, mais c’est plutôt lié au style, c’est le peu de variété des titres : les chansons se ressemblent un peu toutes. Mais au-delà de ça, c’est désormais officiel, Korpiklaani est bien le maître incontestable du genre !

  • Journey Man
  • Korpiklaani
  • Cottages & saunas
  • Tervaskanto
  • Palovana
  • Tulikokko
  • Orbina
  • Pellonpekko
  • Versiet äpärät
  • Happy Little Boozer
  • Juokse sinä humma
  • Wooden pints
  • Hunting song
  • Beer Beer

— Rappel —

  • Let’s Drink
  • Li lea vobimi
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Alegria

Le Cirque du Soleil n’est pas un cirque comme les autres. Ici, pas d’animaux, ou de jonglerie, et encore moins de M. Loyal. L’accent est totalement mis sur l’ambiance et l’esthétisme de l’ensemble. Deux chanteuses (en blanc et en noir) accompagnées d’un véritable orchestre assurent la partie musicale du spectacle. Des personnages fantasmagoriques, nymphes et ménestrels, tout droit sortis d’un film de Jean-Pierre Jeunet se promènent sur scène et assistent au spectacle.

Les numéros prennent tout le temps nécessaire et s’appuient sur une scène extrêmement bien étudiée (rainures pour le feu, accroches pour tous les accessoires, panneaux mobiles pour les trampolines…). Deux clowns assurent l’intermède entre chaque prestation, réinterprétant les classiques avec beaucoup de poésie. Voici donc un univers fascinant, alliant numéros de qualité, beauté et magie à l’état pur.

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Allan Holdsworth, Allan Pasqua | New Morning | 22 mai 2007

Cette soirée était l’occasion rare de voir Allan Holdsworth, guitariste mythique de Jazz Fusion qui a inspiré les plus grands (son précédent passage à Paris remonte à 10 ans). Commençons rapidement par les mauvais côtés : le set relativement court (à peine 2 fois 50 minutes, mais mieux vaut la qualité à la quantité), un entracte un peu exagéré de 30 minutes et un Allan assez peu présent sur scène, presque en retrait, contrairement au reste du groupe. En plus, mais c’est le style qui veut ça, il y a eu de nombreux soli de chacun des musiciens et du coup, en temps cumulé, Allan Holdsworth n’a finalement pas tant joué que ça.

Pour le reste, c’est le sans faute. Technique et musicalité irréprochables, morceaux enlevés et son impeccable. Je saluerai particulièrement la prestation enjouée d’Allan Pasqua au clavier, et la cohésion sans faille de la section rythmique, destructurée à souhait, menée par Chad Wackerman à la batterie et Jimmy Haslip à la basse (quel son !). Finalement, et contrairement à ce qu’on aurait pu imaginer a priori, aucune individualité ne s’est mise en avant, le groupe a su rester très homogène et faire de ce concert une soirée mémorable. Encore une programmation de qualité au New Morning !

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Spock’s Beard | La Locomotive | 15 mai 2007

Dornfall

Peu après 21h, Dornfall ouvre les hostilités, malheureusement, à part une section rythmique intéressante, le mauvais son (guitares inaudibles), les titres un peu torturés et le chanteur décalé n’auront pas fait illusion bien longtemps.

Spock’s Beard

Excellent concert de Spock’s Beard, très énergique, très bonne ambiance, à la fois décontractée et bon enfant, presque potache. Les musiciens s’amusent sur scène comme des gosses et c’est très communicatif !

Nick est partout (sauf la basse peut-être) et en plus excellent au chant. Ryo, très extraverti, était survolté avec ses claviers. Seul son solo de clavier n’était pas indispensable. Alan Morse, le frère de Neal, n’hésite pas à prendre la pose et nous a interprété un morceau de son album solo.

Impossible de ne pas mentionner les 2 batteries sur scène, l’une pour Nick quand il ne chante pas ou ne joue pas d’un autre instrument, l’autre pour le reste du temps. Du coup, nous avons eu droit à un duel de batterie et d’un double solo mémorable, plus la chanson finale avec les deux batteries simultanément. Bref, 2h15 de show intenses et festives, dommage que cela ait fini (et surtout commencé) si tard ! Une question, pourquoi la salle était si peu remplie, franchement, je ne comprends pas…

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Dew Scented, Behemoth, Napalm Death, Moonspell | La Loco | 11 avril 2007

Ce No Mercy Festival 2007 aura proposé des groupes de métal extrême de différentes sensibilités. Globalement, j’ai été agréablement surpris de la qualité de la prestation de chacun, et du son de la salle, au volume malheureusement beaucoup trop élevé (malheur à ceux sans protections auditives), pas de pitié pour les oreilles, donc…

Root

Root propose un black métal old school à la Candlemass et autres Venom. Du coup, c’est assez pesant et pas très original… Assez peu de réactions de la part du public.

Dew Scented

Dew Scented est un groupe de Thrash/Core plus récent et efficace. Le frontman a très bien su communiquer sa fougue au public qui a répondu présent, le pit était agité et, comme c’est autorisé à la Loco, il y a eu pas mal de stage diving.

Behemoth

Avec Behemoth, on passe la seconde, voir même la troisième ! On voit tout de suite à leur accoutrement et maquillage, tout à fait dans la tradition du genre, qu’ils ne sont pas venus pour amuser la galerie. Nous avons affaire à du Black aux sonorités plus modernes et surtout au tempo survitaminé. Le batteur officie à une vitesse vertigineuse et a été de loin le plus impressionnant de la soirée. Le mur de son et l’énergie dépensée ont vraiment été d’une intensité phénoménale (avec un petit quelque chose de Strapping Young Lad). Seul bémol, à cette vitesse là, la cohésion avec le reste du groupe a parfois un peu souffert. Manifestement, les stage divers n’étaient pas les bienvenus sur scène.

Napalm Death

Groupe culte de la scène Grind s’il en est, Napalm Death a été à la hauteur de sa réputation. Il y a un contraste détonnant entre l’allure bonhomme du frontman (sans vouloir être trop méchant, à mi-chemin entre Mr Bean et Cauet) et sa métamorphose instantanée en animal vociférant à la gestuelle saccadée dès qu’il a le micro (Dr Jekyll et Mr Hyde ?). Bon, alors là bien sûr, pit déchainé, embouteillages sur scène et même quelques gadins… Par contre, le son a bizarrement baissé en qualité, notamment du côté des aiguës, les cymbales étant presque inaudibles.

Moonspell

Moonspell est un peu à part dans la programmation, moins rapide et technique, c’est un groupe tout en ambiance, à l’univers plus orienté Dark/Gothique. L’atmosphère des albums est particulièrement bien rendue sur scène, aidé par les éclairages très présents (à dominante rouge), un backdrop dans les même teintes et par le charisme du chanteur qui a poussé le vice à s’efforcer de parler français. La setlist, sans risque, a couvert tous les plus gros titres du groupe.

  • In Memoriam
  • Finisterra
  • Momento Mori
  • Opium
  • Awake
  • Ruin and Misery
  • Abysmo
  • Nocturna
  • Blood tells
  • Upon the blood of men
  • Vampiria
  • Alma Mater
  • Full Moon Madness

—Encore—

  • Mephisto
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Conscience, A.C.T | La Scène Bastille | 19 mars 2007

Conscience

Excellente prestation du groupe français de Métal Progressif Conscience. Malgré une légère absence d’aigus rendant le clavier et certaines parties de guitare légèrement moins audible, la fête a été totale. La setlist s’est bien enchaînée avec en bonus un petit medley Metallica (Seek & Destroy) et Robbie Williams (Angels), et un morceau inédit très prometteur à figurer sur le prochain album.

Très sympa, le groupe était ravi de discuter avec ses fans à la fin de la soirée. Bon courage pour la suite, une chose est sûre, je serai présent pour le prochain concert (et je viendrai avec mon CD, cette fois-ci, pour la dédicace) !

Setlist :

  • Room For One (nouveau morceau)
  • Different Gravity
  • Curse Of The Mortal (+ Seek n’ Destroy + Angels)
  • On The Train (nouveau morceau)
  • Through Our Windows

A.C.T

Festive et bon enfant, la prestation d’A.C.T a été à la hauteur de mes espérances. Le batteur, physiquement très imposant (immense viking chevelu vêtu d’un kilt !) prend place derrière un kit presque tout aussi imposant. Son jeu rythmique m’a paru nettement plus impressionnantes en live (notamment pendant les parties instrumentales) que ne le laissaient supposer les albums studios. Le chanteur, très présent, ne peut s’empêcher de faire le malin (grimaces, mimiques, course sur place) et est un spectacle à lui tout seul. Pour finir, les harmonies vocales sont splendides. Bonne ambiance + concerts réussis = excellente soirée !

A.C.T

A.C.T

A.C.T

Merci à combustionws pour toutes ces photos (il y en a bien plus par ici).

Comme d’habitude, la setlist dès que je mets la main dessus.

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Le Direktør

Le Direktør est une comédie de Lars Von Trier (une fois n’est pas coutume !). Un acteur est engagé pour ‘improviser’ le rôle du directeur d’une petite boite d’informatique, inventé de toute pièce par le numéro 2 qui n’osait pas être responsable des décisions difficiles, de peur d’être mal vu de ses collègues. Rapidement, la question de la moralité dans le monde du travail va se poser…

Le ton est plaisant, la satire légèrement acide, les personnages un peu décalés et le déroulement de l’intrigue assez imprévisible. Le montage volontairement approximatif (images qui sautent, éclairage faiblard) et les interventions en voix off du cinéaste contribuent pleinement à l’atmosphère générale. Sans être le film de l’année, ce divertissement est une excellente surprise.

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