Zappa Plays Zappa | Olympia | 18 mai 2009

Quel plaisir de retrouver Zappa plays Zappa, et surtout à l’Olympia, pour leur 3ème tournée française. Dweezil revisite l’œuvre de son père, en changeant de setlist chaque soir, et quel hommage !

Contrairement à leur premier passage, pas de guest, mais les musiciens présents sont de tout premier choix et très polyvalents. Mention spéciale au batteur, surtout pour l’exploit que représentent les Black Pages, ainsi que le final ébouriffant.  Après une montée en pluissance pendant toute la première partie du set, le show atteint son paroxysme pendant la deuxième partie où l’on retrouve toute la musicalité et toute la folie de Frank Zappa.

Quelques photos chez Zegut.

Set list :

  • Apostrophe
  • Magic Fingers
  • City Of Tiny Lites
  • Purple Lagoon
  • Inca Roads
  • Montana
  • Village Of The Sun
  • Echnida’s Arf
  • Don’t You Ever Wash That Thing?

— Entracte —

  • Bamboozled By Love
  • I’m the Slime
  • The Black Page #1 & #2
  • Lucille Has Messed My Mind Up
  • Outside Now
  • Chunga’s Revenge (+ danse de 8 personnes du public sur scène)
  • Trouble Every Day
  • Peaches En Regalia
  • Zomby Woof

— Rappel —

  • Cosmik Debris
  • Willie The Pimp

Avec Dweezil Zappa (Guitare), Scheila Gonzalez (Saxophone, Flute, Clavier), Jamie Kime (Guitare), Pete Griffin (Basse), Joe Travers (Batterie), Billy Hulting (Percussion), Ben Thomas (Chant).

Kiss | POPB | 17 juin 2008

J’ai pris ma place sans attente particulière, plus pour voir ces géants du rock au moins une fois qu’autre chose, et grand bien m’en a pris. Pour fêter ses 35 ans de carrière, KISS a réalisé un show bien au-delà de mes espérances, une réelle bonne grosse surprise.

YOU WANTED THE BEST, YOU GOT THE BEST ! THE HOTTEST BAND IN THE WORLD… KISS !!

Pour notre plus grand plaisir, en plus d’un son très bon, côté lights et spectacle, rien ne nous aura été épargné. Citons en vrac, pyrotechnie, explosions, tyrolienne horizontale au dessus du public jusqu’au centre de la salle ou verticale jusqu’aux poutrelles métalliques supportant les lights, confettis, plateformes mobiles en tout genre descendant du ciel, mise en scène du vampire sur fond de basse et de lumière verte, batterie qui se soulève pendant le solo, guitare explosée façon rock’n roll en fin de show, une grosse participation du public (maquillé avec plus ou moins de bonheur, comme quoi, c’est pas si simple)… bref, la totale, et bien plus encore ! Ajoutons une setlist bourrée de titres imparables et la recette frise la perfection.

On oubliera bien volontiers quelques détails mineurs au vue de la qualité et de l’ampleur du show comme la voix du chanteur plus que limite (heureusement souvent relayée par ses comparses), ou encore l’exagération du gimmick de la langue tirée toutes les 20 secondes (quelle santé)…

On pourra également déplorer les dernières positions de Gene Simmons sur l’industrie musicale et le piratage, mais en attendant, on ne pourra que saluer l’initiative de vendre (20€) directement à la sortie du concert le double CD du show dans un splendide digipack, et avec une qualité acoustique tout à fait raisonnable.

Même si ce n’est pas de la grande musique, et au-delà de la vénérable institution qui a marqué toute une époque, Kiss a incarné ce soir l’esprit du Rock dans sa plus pure tradition.

Setlist :

  1. Deuce
  2. Strutter
  3. Got To Choose
  4. Hotter Than Hell
  5. Firehouse
  6. Nothin’ To Lose
  7. C’mon & Love Me
  8. Parasite
  9. She
  10. Watchin’ You
  11. Rock Bottom
  12. 100.000 Years
  13. Cold Gin
  14. Let Me Go, Rock & Roll
  15. Black Diamond
  16. Rock and Roll All Nite
  17. — Rappel —
  18. Shout It Out Loud
  19. Lick It Up
  20. I Love It Loud
  21. I Was Made For Lovin’ You
  22. Love Gun
  23. Detroit Rock City

Autres reviews :

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Samael | La Loco | 24 avril 2008

Passons rapidement sur toutes les horribles premières parties qu’il aura fallu endurer pour voir Samael. Commençons par Ayin Aleph et son espèce de castafiore metal, totalement ridicule. Au tour de Sybreed d’entrer en scène, en beaucoup moins drôle, très jeune et et pas follement intéressant. Avec Gothminister, on rentre dans la phase grand-guignol cette fois-ci totalement assumée de la soirée, avec une espèce de Daniel Auteuil maquillé, à la voix très grave, qui prêche du haut de son escabeau et qui distille une espèce de musique industrielle technoïde. Là encore, c’est plutôt rigolo, mais toujours aussi long. vraiment pas ma tasse de thé…

Mais que suis-je venu faire dans cette galère ? Ah oui, voir enfin Samael, ce groupe-ovni suisse que j’apprécie paradoxalement beaucoup, sans vraiment savoir pourquoi. Pris séparément, je n’apprécie aucun des éléments qui composent ce groupe : fond de boite à rythme, samples, voix orienté death, musique assez répétitive, plutôt monocorde, pas d’impro, ni de virtuosité, sons électros… Et pourtant j’adore (hormis la toute première période très différente du groupe), et depuis la première écoute de l’album Passage en 1996, jusqu’à leur dernière production, plus accessible, cette année : Solar Soul.

La prestation de ce soir était très pro, très cadrée, énergique, martiale et enivrante. La chanteur/guitariste s’adresse à la foule en français de sa voix grave et rauque, le clavier s’agite (sautillant et toujours debout) derrière son instrument hybride  mi-clavier d’un côté, mi-batterie de l’autre. Il gère les samples, les parties de clavier, et complète régulièrement la boite à rythme avec de la vraie batterie, debout, dans un ballet digne de ces fameux joueurs de taïko japonais.

La setlist axée sur le dernier album n’a pas oublié quelques classiques. Ajoutons un festival de lights et des clips à la fois réussis et nécessairement parfaitement synchronisés avec la musique, et la fête est totale. Résultat, je n’ai pas vu le temps passer !

  • Solar Soul
  • Reign of Light
  • Valkyries’ New Ride
  • Rain
  • Baphomet’s Throne
  • Inch Allah
  • Ave! (Solar Soul)
  • The One Who Came Before
  • On Earth
  • Slavocracy
  • —Rappel—
  • Jupiterian Vibe
  • The Cross
  • My Saviour

La review sur Heavylaw

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Paganfest | La Loco | 9 avril 2008

Bienvenue à la PagailleFest ce soir à la Loco où de nombreux problèmes liés à l’organisation ont un peu gâché une soirée pourtant prometteuse, vu la qualité de l’affiche. Tout d’abord, une bonne heure de queue (très bon enfant) pour pouvoir entrer au compte goute, et du coup rater la prestation de la toute première partie un groupe inconnu du nom de Heol Telwen. Ça devient récurrent, car ce n’est pas la première fois que les premières parties jouent devant une salle à moitié vide.

Paganfest

Ensuite, essayez d’imaginer la petite salle de la Loco (mal fichue, en plus avec des colonnes), bondée comme jamais (concert sold out dimensionné pour la grande salle), les 20 minutes systématiques d’interlude technique entre les sets, avec les 8 musiciens d’Eluveitie sur une scène bien trop petite pour eux. Je ne parlerai pas du son calamiteux, ni des larsens qui auront émaillé le set. Malgré tout et dans l’adversité, le groupe a bien assuré et tous ces instruments traditionnels apportent une couleur musicale très agréable. Ce groupe aurait mérité de jouer dans de meilleures conditions, et certainement après le groupe suivant.

Je ne m’étendrais pas sur Tyr, à mon avis la pire prestation de la soirée et de loin, à la fois, longue, monotone, hyper classique, à la limite du pénible. Je me serai endormi si j’avais pu me poser quelque part…

On monte finalement dans la grande salle, et ça change tout. Par contre, on ne coupe pas aux 20 minutes d’attente, alors que tout est déjà en place depuis le début de la soirée… Puis Moonsorrow entre en scène et envoie une bonne claque. Avec un son honnête, Moonsorrow nous délivre une prestation impeccable, très dense, intense et maitrisé, dans un style tirant légèrement vers le Black. On est passé à la vitesse supérieure de belle manière, et la soirée peut enfin réellement commencer !

Au tour de Korpiklaani d’entrer en scène et de réaliser, comme à leur habitude (c’est la troisième fois que je les vois), une excellent prestation, toujours aussi festive et syampathique, cette fois-ci ponctuée d’un interlude au djembe très chamanique… On a eu droit aux grands classiques, toujours aussi efficaces.

Et arriva ce qui devait arriver, avec les retards accumulés depuis le début du concert, Ensiferum commence son set vers minuit et demi, c’est à dire l’heure de rentrer pour attraper les derniers métros. C’est donc raté pour cette fois ci, même si ce n’est que partie remise. J’ai juste eu le temps d’apercevoir les efforts de décoration de la scène (bouclier, épées, et jupettes blanches des musiciens !), et d’entendre les premières notes avant de m’éclipser.

Bref, il ne restera au final qu’une soirée mitigée, malgré une bonne prestation de la plupart des groupes.

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Circus Maximus, Symphony X | Bataclan | 5 mars 2008

Circus Maximus

Je suis arrivé trop tard pour Dreamscape, mais a priori juste au début de la prestation de Circus Maximus. J’avoue avoir apprécié leur premier album, un peu moins le second,  j’avais donc quelques attentes pour cette première partie.

La setlist m’a semblé plutôt axée sur leur second opus. Le son était plutôt bon, surtout pour une première partie, et le volume très raisonnable. Je retiendrai surtout le bon niveau technique général des musiciens, les harmonies vocales réussies, le batteur qui assure également avec brio les backing vocals et la sympathie du chanteur, en fin de set, qui vient discuter longuement dans de fond de la salle avec les fans.

En revanche, le point noir, c’est le manque d’entrain qui plombe la performance, l’ensemble reste très froid et n’arrive pas à décoller, ce qui est vraiment dommage, au vue du potentiel de ce groupe. J’espère qu’il saura surmonter cet obstacle en multipliant les tournées et en prenant de la bouteille. Après tout, ils sont encore jeunes et prometteurs.

Symphony X ticket

Symphony X

Le fossé en terme de performance pure est d’autant plus flagrant quand on compare avec celle de Symphony X sur scène. Nous sommes à l’opposé du spectre, avec un show ébouriffant, porté par un Russel Allen flamboyant, déconcertant de facilité. Sa voix puissante, sa présence et son charisme font de lui le frontman par excellence, à la fois débordant d’énergie, et très communicatif avec le public : il n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de nous parler de ses fiançailles à Paris…

Rajoutons à ceci un son tout à fait correct (malheureusement, comme toujours, avec un trop de basses et un volume trop élevé), une maitrise technique et un exécution parfaite du guitariste. Il faut bien avouer qu’à eux deux, ils ont un peu éclipsé le reste du groupe, qui a tout de même bien assuré tout au long du show.

A noter les apparitions inopinées à 2 ou 3 reprises de deux demoiselles court vêtues sur scène qui n’ont pas laissé les musiciens indifférents, et le premier morceau du rappel précédé d’une petite country avec tous les groupes précédents, réunis sur scène dans un joyeux bordel. Voici la vidéo (désolé pour la qualité) afin de se donner une petite idée.

Setlist :

  • Oculis Ex Inferni
  • Set the World of Fire
  • Domination
  • Serpent’s Kiss
  • Masquarade
  • Paradise Lost
  • Egypt
  • The Death of Balance
  • Inferno (Unleash the Fire)
  • Smoke and Mirrors
  • Sea of Lies
  • Revelation (Divus Pennae Ex Tragoedia) / The Divine Wings of Tragedy

—Rappel—

  • Eve of Seduction
  • Of Sins and Shadows

De nombreuses photos du show

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Megadeth | Elysée Montmartre | 26 février 2008

Arrivé trop tard pour la première partie, je ne pourrai donc en dire aucun mal… Très bonne ambiance pendant l’intermission musicale, avec du classique de chez classique (Pantera, AC/DC, Dio, Maiden et compagnie) où toute la salle reprend en cœur, attendant impatiente l’heure de la grande messe.

Billet Megadeth

Puis Megadeth entre en scène, sous les acclamations d’usage, et là… c’est le drame. Non pas par la prestation du groupe qui envoie tout ce qu’il peut, mais bel et bien par le son catastrophique qui sort des enceintes. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il est impossible qu’il y ait eu une balance au préalable. Tout ce qu’on entend, c’est le bourdonnement des basses surdimensionnées, les aigus restant quasiment inaudibles, même Dave (guitare et chant) , ce qui est pour le moins étonnant. Du coup, le batteur se retrouve très en avant (surtout sa double grosse caisse), et comme malheureusement, c’est le musicien le plus limité techniquement, ça n’est pas à son avantage, la moindre imperfection étant amplifiée.

Les premières chansons passent, et ça ne s’arrange pas. Il aura fallu près de 3/4 d’heure pour avoir un mix à la limite du potable ou MegaDave transparait enfin dans le mix. Et même dans ces conditions, inutile d’avoir un second guitariste, on ne l’entend pas, sauf lors des solos, puisque son volume est augmenté juste pour l’occasion (mais avec plusieurs secondes de décalage), du jamais entendu, surtout de manière aussi flagrante !

Ne sachant pas s’il fallait étrangler le responsable de mes propres mains ou le pendre haut et court, j’ai courageusement décidé de laisser courir et de rester tranquillement à ma place, puisqu’après tout, j’avais une bonne vue sur la scène. Le volume m’a semblé vraiment élevé (protections auditives indispensables), même si Dave, plus bavard qu’à son habitude, a regretté qu’il y ait une limitation de volume règlementaire dans la salle tout en affirmant que si l’on venait l’écouter chez lui, ça serait nettement louder. Ma foi, je n’aurai rien contre ;-) !

Blague à part, le groupe joue en terrain conquis et il le sait très bien. Il capitalise sur une setlist imparable que tout le monde connait par cœur et réalise le minimum syndical (1h30 de show, plutôt statique, avec peu d’interaction avec le public, pourtant déchainé). Même si du coup, la prestation reste en deçà de celle, mémorable, du Hellfest l’an dernier, même si le son a gâché la première moitié du show, la magie Megadeth a malgré tout opéré, et l’on se retrouve comme des gosses à la grande époque, et ça, c’est vraiment fort !

  • Intro/Sleepwalker
  • Wake Up Dead
  • Take No Prisoners
  • Skin O’My Teeth
  • Kick The Chair
  • In My Darkest Hour
  • Washington Is Next!
  • Hangar 18
  • Gears Of War
  • A Tout Le Monde
  • Tornado Of Souls
  • Ashes In Your Mouth
  • Burnt Ice
  • Symphony Of Destruction
  • Trust
  • Peace Sells… but who’s buyin’?
  • Rappel : Holy Wars…The Punishement Due
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Axxis, Gamma Ray, Helloween | Elysée Montmartre | 5 janvier 2008

Axxis

C’est leur premier passage à Paris, et avec un peu de chance, ça devrait être le dernier ! Une bonne demi-heure de musique vraiment basique, déjà entendu des dizaines de fois, au son moyen, avec un chanteur énergique, certes, mais une chanteuse remplaçante (a priori de Magika) vraiment pas au niveau. Deux choses sauvent la prestation : une espèce de danse du crapaud de la part du chanteur, totalement inédite et décalée, et ses fiches phonétique en français, ça reste très peu…

  • Doom Of Destiny
  • Tales Of Glory Island
  • Little War
  • Take My Hand
  • Angel Of Death
  • Living In A World
  • Kingdom Of The Night

Gamma Ray

Après un peu d’attente, Gamma Ray entre dans un Elysée Montmartre sold out. La prestation est solide et l’on sent bien toute l’expérience du groupe. Toutefois, il a manqué la petite étincelle qui fait toute la différence. Le moment fort de cette 1h10 est Heavy Metal Universe, repris en cœur par la foule, les partie gauche, centrale et droite reprenant chacune un mot du titre. Dejà vu en 1999, Gamma Ray renouvelle finalement peu ses concerts, du coup, je doute que je retourne les voir de si tôt…

  • Welcome (Intro)
  • Heaven Can Wait
  • New World Order
  • Fight
  • Empress
  • Valley Of The Kings
  • Rebellion In Dreamland
  • Into The Storm
  • Heavy Metal Universe
  • Ride The Sky
  • Somewhere Out In Space

—Rappel—

  • Send Me A Sign

Helloween

Il était temps que notre citrouille teutonne préférée entre en scène et nous livre, comme à son habitude, une excellente prestation. Le frontman charismatique à souhait, avec beaucoup de présence, s’amuse à vanter les mérites du vin français… dans un gobelet en plastique. On notera l’imposant et réussi décor avec la grande roue du nouvel album dans le coin droit,

On retrouve également un interlude délirant (comme lors de leur dernier passage, en 2005) où 3 musiciens se déguisent en nains barbus à la ZZ Top et massacrent Smoke on the Water dans un mini théâtre de guignol, avant de finir mitraillés par le batteur qui rejoint sa (trop ?) grosse batterie, vu l’usage qui en est fait, notamment lors du solo, totalement dispensable.

La setlist, en revanche, est imparable, avec tous les tubes d’Helloween. Le point d’orgue de la soirée reste bien entendu le second rappel mémorable (évidemment bien trop court) avec 2 titres phares repris de concert par Gamma Ray et Helloween réunis sur scène. Il ne manquait plus que Blind Guardian pour que la fête soit totale !

  • Intro (walls/riddle)
  • Halloween
  • Sole Survivor
  • March Of Time
  • As Long As I Fall
  • A Tale Wasn’t Right
  • Smoke On The Water/ Solo de Batterie
  • King For 1000 Years
  • If I Could Fly
  • The Bells Of The Seven Hells
  • Eagle Fly Free
  • Dr Stein

—Rappel—

  • Medley: Perfect Gentleman Pt. 1 / I Can / Where The Rain Grows / Perfect Gentleman Pt. 2 / Power / Keeper Of The Seven Keys

—Rappel 2 : avec Gamma Ray —

  • Future World
  • I Want Out
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Anathema, Porcupine Tree | Olympia | 3 décembre 2007

Anathema

Première partie de qualité, Anathema a joué 45mn, soit un peu plus que sur les autres dates de la tournée. Cela dit, et quoi que bien content de les voir pour la première fois, en plus dans une telle salle, je n’y ai finalement pas trouvé grand chose d’extraordinaire. En plus, le son était plutôt mauvais, avec une batterie trop en avant au son affreux et une basse beaucoup trop forte. Le risque indissociable de ce style de musique atmosphérique est que la frontière entre les côtés planants et trainant en longueur est très fine, et pour moi, ce soir, elle aura été franchie.

Setlist :

  • Fragile Dreams
  • Empty
  • A Simple Mistake
  • Closer
  • A Natural Disaster
  • Angels Walk Among Us
  • Deep
  • Flying
  • Hindsight

Porcupine Tree

Attention, voilà un très sérieux prétendant au concert de l’année ! Les qualités acoustiques de cet Olympia mythique alliées à un son idéal ont permis à Porcupine Tree d’exprimer toute l’étendue de leur talent. Les titres sont transcendés sur scène et le spectacle mêlant musique, lights et vidéo est total. Comme d’habitude, l’exécution et la mise en place sont impeccables tout au long des 2h de show. Le point d’orgue de la soirée, qui restera dans les mémoires, est bien entendu Anesthetize, moment de grâce, encore plus magique que lors de leur dernier passage à la Cigale, c’est dire ! Cette prestation conforte Gavin Harrison comme l’un des batteurs les plus doués de sa génération.

Setlist :

  • Fear of a Blank Planet
  • What Happens now?
  • Sound of Muzak
  • Lazarus
  • Anesthetize
  • Open Car
  • Dark Matter
  • Blackest eyes
  • Cheating The Polygraph
  • A Smart Kid
  • Way out of Here
  • Sleep Together

—- Rappel —-

  • Waiting (Phase 1)
  • Trains
  • Halo

Conscience, Riverside | Nouveau Casino | 2 décembre 2007

Conscience

Conscience est un groupe qui tourne beaucoup, qui forge son expérience sur scène et ça se sent : on les voit progresser de concert en concert. En plus d’un show rallongé (plus d’une heure), de deux inédits, et du désormais traditionnel medley (avec cette fois-ci des extraits de Master of Puppets de Metallica, Strange Déja Vu de Dream Theater — avec un grand moment de bravoure lors du trou de mémoire –, Ghostbusters, Careless Whispers de George Michael et Foreword de Pain of Salvation), Mathieu nous a annoncé l’excellente nouvelle de la signature chez le label Musea. Préparez-vous donc à trouver du Conscience un peu partout. Rien à redire donc, sur ce show toujours aussi réussi, bonne ambiance, avec un son particulièrement bon.

Riverside

Riverside entre en scène pour 1h40 de show et 2 rappels. Le public reste assez froid pendant les 20 premières minutes et chauffe peu à peu tout au long du set. Le son est tout à fait correct, la batterie bien en avant, et le volume trop élevé. A noter, l’introduction de 10 minutes, planante mais trop longue, et la fin de concert très réussie où chaque musicien, l’un après l’autre, pose son instrument, salue le public et disparait dans l’ombre des coulisses.

Je n’ai rien de particulier à reprocher individuellement, tout le monde est en place, le chant est bon et le show enlevé. Je suis content d’y avoir été, et de les avoir vu une fois ; malheureusement, l’univers si particulier des albums, mélange de douce mélancolie et de rage contenue n’a pas été transcendé sur scène, et je suis un peu resté sur ma faim…

De plus, de source sure et bien informée, Riverside a pris la grosse tête, refusant de faire un peu de place sur scène pour la première partie, faisant toutes les difficultés pour les soundchecks, dévalisant la collation d’avant concert, bref, pas très rock’n roll, comme attitude…

Et en sortant, presque en face du Nouveau Casino, pour les petits ou les grands creux, je recommande fortement “Marche ou Crêpe”, les crêpes y sont excellentes, copieuses et les garnitures au choix.

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Black Crusade | Elysée Montmartre | 28 novembre 2007

Une fois n’est pas coutume, n’ayant pu assiter à l’événement, je laisse la parole à Gefahrlich qui s’est proposé pour rédiger une chronique…

La Black Crusade est arrivée en Europe après avoir martyrisé les oreilles des fans nippons, c’était donc pour moi l’occasion de revoir Robb Flynn et sa bande, et de découvrir les talents scéniques plus ou moins convaincants d’Arch Enemy, Dragonforce, Shadows Fall et Trivium. Ah, non, pas Shadows Fall. J’ai découvert à la dernière minute qu’ils avaient préféré jouer en Grande-Bretagne pendant les deux dates parisiennes de la tournée, organisées à l’Elysée Montmartre, avec début des hostilités à 18h. Peut-être un peu tôt, mais ça permet de ne pas finir à point d’heure.

Arrivé en avance, j’en ai profité pour me placer au bar, juste au-dessus de la console son. je me serais bien installé à l’avant, mais je n’étais pas certain que mon barda de deux-routiste résiste aux furieux du pit. Le déroulement des événements a d’ailleurs confirmé cette impression…

Arch Enemy

18h pile, Arch Enemy entre en scène et donne immédiatement le ton. Le son est puissant et net, et la voix d’Angela Gossow est aussi impressionnante en live que sur les albums studio. Le groupe enchaîne pendant une grosse demi-heure les titres, mélange équilibré des différents albums, y compris leur dernier opus, Rise of the Tyrant. Entre les chansons, Angela harangue la foule, et nous annonce entre autres que le groupe sera de retour pour une tournée européenne en avril prochain. Au vu de leur prestation, j’essaierai certainement de les revoir à cette occasion.

Setlist (incomplète) :

  • Blood Is On Your Hands
  • Dead Eyes See No Future
  • We Will Rise
  • Nemesis

Dragonforce

Ne connaissant Dragonforce que par quelques titres entendus au hasard des playlists, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Je dois dire que la surprise fut de taille. Accoutrés de collants moulants et autre choucroutes permanentées dignes de glam-rockers des années 80, les Anglais (un peu français tout de même, leur bassiste n’est autre que Frédéric Leclercq, frontman de Heavenly) ont fait montre de leur excellence technique avec un set improbable, au kitsch assumé, mais desservi par un son médiocre et une présence surprenante dans une tournée clairement orientée thrash. Contrairement à la majorité des bourrins présents, j’ai apprécié et beaucoup ri, mais je suis convaincu qu’il aurait été plus cohérent de les faire passer en premier, avant Arch Enemy.

Setlist :

  • Fury of the Storm
  • Cry for Eternity
  • Revolution Deathsquad
  • Operation Ground and Pound
  • Through The Fire And Flames

Trivium

Passée la demi-heure de préparation de la scène, on retourne aux choses sérieuses avec Trivium, dignes représentants du metalcore / thrash américain. Et effectivement, ça déménage sévère. Le groupe offre un set puissant, carré, bourrin, massif, et sans fioritures. Amateurs de prog, passez votre chemin. Trivium n’est pas là pour faire dans l’originalité, mais pour fournir au pit de bonnes raisons de s’agiter et de headbanger en rythme. Le frontman n’hésitera d’ailleurs pas à exhorter régulièrement la fosse à organiser des circle-pits. Après 45 minutes de plat de résistance, les Américains quittent la scène et laissent la place au dessert…

Setlist :

  • To The Rats
  • Entrance Of The Conflagration
  • Pillars Of Serpents
  • Becoming The Dragon
  • A Gunshot To The Head Of Trepidation
  • We Are Fire
  • Rain
  • Pull Harder Of The Strings On Your Martyr

Machine Head

J’avais beaucoup aimé la prestation de Machine Head au Hellfest, malgré un état de fatigue assez avancé, et j’étais impatient de les revoir dans un cadre plus zen. C’est donc avec impatience que j’attendais leur arrivée sur scène. Et une fois de plus, les californiens ont présenté un set magistral, avec un Robb Flynn extrêmement communicatif (Santé, Paris !) et une setlist faisant la part belle au nouvel album, The Blackening (3 des 8 titres joués) mais n’oubliant pas les grands classiques, dont Descend the Shades of Night, avec sa guitare sèche magique, et Davidian, qui vient clore en beauté une soirée riche, mais vraiment trop courte, puisque le concert se termine à 22h15, sans rappel.

Setlist :

  • Clenching The Fists of Dissent
  • Imperium
  • Aesthetics of Hate
  • Old
  • Halo
  • Ten Ton Hammer
  • Descent The Shades of Night
  • Davidian
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