Difficile d’échapper à la déferlante 300, cette semaine. Trois cents guerriers Spartes, dopés à l’hormone de croissance et aux stéroïdes, s’en vont affronter une armée Perse éminemment plus nombreuse. Dans un graphisme très stylisé, chaque plan est retouché numériquement, notamment la palette de couleur, afin de coller au plus près à la BD de Frank Miller.
Il s’agit ni plus ni moins que de l’ode ultime à la puissance guerrière, où le scénario n’a finalement que peu d’importance. Mais l’intérêt du film est ailleurs. Chaque prise de vue est faite pour être impressionnante, chaque pose des acteurs pour ressembler à des statues grecques, chaque dialogue pour en imposer, de même pour les combats hyper sanglants et explicites, avec ralentis et accélérations à foison. On pourrait croire que c’est trop, même pour du grand spectacle, et pourtant ça fonctionne, et bien plus que je ne l’aurais imaginé. Le montage très rythmé allié à une image extrêmement travaillée et un graphisme très stylisé font qu’on est immédiatement pris dans la tourmente. Et même le générique de fin est splendide…
Spartans! Enjoy your breakfast, for tonight we dine in Hell!