Rarement décors, costumes et maquillages n’auront été si somptueux au cinéma. Avec son esthétisme léché, le sens aigu du détail, l’usage de la couleur à dominante or brillant, La cité interdite en jette plein les yeux du début à la fin. L’intrigue de ce drame, faite de trahisons, de secrets et de soif de pouvoir est un peu plus convenue, mais ne tombe jamais dans la simplicité pour autant. Les acteurs sont impeccables, les combats à la fois légers et dantesques, grâce à un nombre incalculable de figurants.
C’est somptueux, et pour profiter pleinement de la magnificence de l’ensemble, il faut impérativement aller sur grand écran. Parfois dramatique, parfois sanglant, ce film est une succession de tableaux d’une beauté toujours éclatante. Amateurs de films asiatiques, réjouissez-vous, après Hero, Zhang Yimou réalise un nouveau tour de force.
What I do not give, you must never take by force.