David Lynch s’installe à la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain jusqu’au 27 mai 2007 avec l’exposition The Air is on Fire, dévoilant une grande sélection de peintures, photos, croquis et films expérimentaux. Au rez-de-chaussée se trouvent de monumentales supports sur lesquels sont suspendus tableaux et créations plastiques sombres et inquiétantes, la plupart comportant un texte énigmatique, le tout baigné dans une ambiance musicale tout droit sorti d’Inland Empire. De plus, il y a quelques boutons qui déclenchent des sons, modifiant ainsi l’atmosphère. Dans la petite salle attenante, se trouvent d’autres tableaux entourés de plus de 500 notes et croquis datant de son adolescence. C’est à mon sens la partie la moins intéressante de l’expo, ces petits dessins n’apportant pas grand chose. Au sous-sol se trouvent des photos (principalement des paysages industriels et des femmes), des dessins et des aquarelles. Au centre de la pièce est dressée une petite salle de cinéma inspirée du théâtre d’Eraserhead où sont projetés ses premiers courts-métrages, les 8 épisodes de Dumbland et 6 films expérimentaux récents. Dans la petite salle sont exposés les Distorted Nudes (expérimentations de retouche numérique avec des photos de charme du début du siècle) et également une reproduction grandeur nature d’un dessin aux perspectives faussées.
A la demande de l’artiste, les oeuvres ne comportent aucune indication de titre ou de date. Il faut compter 3 petits quarts d’heure pour la visite, sans compter la projection des films en continu. Bien qu’il soit toujours intéressant de découvrir d’autres facettes d’un artiste tel que David Lynch, l’exposition ne présentera de réel intérêt qu’à ses fans les plus acharnés, tant le matériel présenté est inquiétant, surprenant et, comme d’habitude, labyrinthique.