Pure Reason Revolution, Blackfield | Café de la Danse | 27 février 2007

Pure Reason Revolution

Laborieux, c’est le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette première partie, c’est la grosse déception de la soirée. Pure Reason Revolution, c’était pas terrible en live : tendu, mécanique, peu technique, prisonniers des samples omniprésents, PRR a un peu donné l’impression de ramer tout au long des 3/4 d’heure de leur set. Seuls quelques titres du milieu du set et les harmonies vocales tirent leur épingle du jeu. Même le finish était plutôt… étrange avec un mélange de voix et de samples.

Pure Reason Revolution

C’est l’un des rares groupes que j’ai trouvé meilleur en studio que sur scène. A leur décharge, ils n’étaient que 4 ce soir et ont, semble-t-il, voyagé léger, mais tout de même, j’attendais bien mieux de ce groupe qui, je l’espère, n’a pas dit son dernier mot.

Blackfield

Né de la rencontre de Steven Wilson (le leader charismatique de Porcupine Tree) et de l’artiste israélien Aviv Geffen, Blackfield vient défendre son second album. Dès les premiers accords de guitare et accents de batterie, on est à des années lumières de la première partie. Tout y est méticuleusement en place, étudié jusque dans les derniers détails, technique, mais jamais démonstratif, fouillé et très mélodieux. En plus, pour ne rien gâcher au spectacle, le son y était excellent. Tour à tour intimiste ou plus rock, Blackfield reste malgré tout vraiment très proche de Porcupine Tree, en version légèrement plus pop.

Blackfield

Au milieu du set, Steven (excellente prestation vocale) et Aviv (au piano) ont proposé une reprise de Thank You d’Alanis Morissette. En rappel, et accompagné d’un piano, Aviv nous a gratifié exceptionnellement (chanson française oblige) d’une version israélienne (qui, dit-il, a très bien marché dans son pays natal) de la chanson Avec le Temps, de Léo Ferré. Pourquoi pas, surtout quand c’est bien fait. Juste pour le folklore, Aviv termine le concert torse nu, en nage. Pour résumer, Blackfield était, pour cette soirée, un joyau dans son écrin, 1h30 de musicalité, du vrai travail d’orfèvre !

Blackfield

Blackfield

Setlist :

  • Once
  • Miss You
  • Blackfield
  • Christenings
  • The Hole in Me
  • 1000 People
  • Pain
  • Glow
  • Thank You (Reprise de Alanis Morissette)
  • Epidemic
  • Someday
  • Open Mind
  • My Gift of Silence
  • Where is my Love?
  • End of the World

—Rappel—

  • Avec le temps (Reprise de Léo Ferré)
  • Hello
  • Once
  • Cloudy Now

Blackfield

Un grand merci à Tylerdurdenxp pour les photos (il y en a encore beaucoup d’autre par ici).

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Domo

Domo est un bon petit restaurant coréen (également un peu japonais) à 2 pas de la Maison de la Radio. Accueil très sympathique, ambiance agréable, déco stylée tout juste refaite, vaisselle soignée et prix raisonnables (6 à 12€ l’entrée, 10 à 20€ le plat principal), rien à redire ! Parmi les spécialités, on peut trouver barbecue coréen, bibimbap, crêpe coréenne, kimchi bien pimenté, mais aussi anguille ou salade de sashimi…

Tous les plats sont servis avec une soupe miso et un assortiment de légumes marinés. Tout est cuisiné à la demande, au centre du resto, avec des produits bien frais. Attention, c’est un petit restaurant, il n’y a qu’une vingtaine de couverts à l’intérieur et à peine autant dans la terrasse, extension abritée et chauffée sur le devant, mieux vaut donc réserver les soirs d’affluence. A noter, les repas sont plus copieux sur place qu’à emporter.

Domo
7 rue Gros
75016 Paris

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La Vie des Autres

La Vie des Autres nous plonge dans l’univers délétère de la Stasi, sorte de KGB d’Allemagne de l’Est. L’austérité des 20 premières minutes assortie à la palette de couleurs vert/marron presque sortie de chez l’inspecteur Derrick m’a tout d’abord fait avoir quelques craintes, heureusement rapidement dissipées. En fait, cette scène de présentation plante magistralement le décors et met directement le spectateur dans l’ambiance de la RDA des années 80.

Ensuite, le film prend très progressivement de l’ampleur avec beaucoup de sensibilité et s’achève en point d’orgue d’une extrême pudeur. Au fur et à mesure de la surveillance d’un groupe d’intellectuels supposés subversifs, l’officier en charge, fasciné et prenant conscience des enjeux, commence à douter. La mécanique bien huilée de la Stasi est méthodiquement détaillée, avec beaucoup de finesse. La Vie des Autres est un film qui sonne juste, une ode à la liberté dont la mise en scène est aussi sobre que le sujet traité.

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La Môme

Difficile d’échapper à la déferlante médiatique de La Môme, le dernier film d’Olivier Dahan à propos de la vie mouvementée d’Édith Piaf. Hé bien pour une fois, c’est mérité. Le film est une réussite, Marion Cotillard réalise là une véritable performance d’actrice, elle incarne Piaf à la perfection. Chapeau bas aux maquilleurs et perruquiers qui donnent à sa prestation toute sa force. Le montage est agréable (quoiqu’un peu dense et haché pendant la période de l’enfance) et la reconstitution d’époque fidèle, du coup, on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer pendant les 2h20 de film. Le film aurait sans doute gagné à soigner un peu plus ses transitions, quitte à augmenter un peu la durée, cela aurait sans doute atténué l’effet collage de tranches de vie du début.

Non ! Rien de rien
Non ! Je ne regrette rien

Deux bémols peut-être, le sourire un peu crispé (et crispant) tout au long du film et l’insistance légèrement trop appuyée sur le côté larmoyant. Malgré tout, c’est un film émouvant qui permet de découvrir ou redécouvrir un grand personnage sans concession de la chanson française.

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Batterie électronique Roland TD8 KV

Instrument incontournable du batteur qui habite en appartement, la batterie électronique a beaucoup évolué. On est loin des pads hexagonaux des années 80 aux sonorités terriblement synthétiques. Achetée en 2001, je suis toujours autant satisfait de ma batterie électronique Roland TD8 KV, il est vrai un peu plus précise (fûts de 8′) et sensible au déclenchement qu’une acoustique. A la fois robuste, performant et polyvalent, ce modèle milieu de gamme/semi-pro est parfait pour une utilisation privée.

Le système V-Drum est un générateur de son, et non un simple déclencheur de samples, ce qui signifie que le son est simulé à partir de nombreux paramètres (matière des fûts, profondeur, type de peau, sourdine…) et d’effets (taille de la pièce, matériaux des murs, réverb…). On passe ainsi par exemple très facilement d’un kit acoustique à un ensemble de percus. De plus, les sorties analogiques et MIDI permettent un enregistrement et une sonorisation facile. Le toucher des fûts est réaliste (peau tendue) et la détection de la zone de frappe précise. La caisse claire est capable de détecter le rim-shot et le module de son supporte la gestion des balais. Cerise sur le gâteau, les cymbales (hormis le toucher plastique plus doux) ont le même débattement qu’une vraie et gèrent même l’étouffement à la main grâce à un capteur situé sur le dessous.

La pédale de grosse caisse n’est pas fournie (ça permet de choisir ce qu’on préfère, j’ai opté pour une double pédale Gilbraltar), par contre, contrairement à la photo de la configuration type, une forêt de câbles relie chaque élément avec le module. J’ai rajouté une cymbale supplémentaire et je n’ai depuis changé que quelques peaux tramées.

Batterie électronique Roland TD8 KV

Voici les caractéristiques techniques de la bête :

  • 1 générateur de percussions TD-8 (1 286 sonorités)
  • 2 cymbales CY-12R/C à double déclenchement (bord et flan pour les Crash, flan et cloche pour les Ride)
  • 1 V-pad PD-80R. Pad 8′ à peau tramée avec double déclenchement
  • 1 pédale charleston
  • 1 Pads PD-7 double déclenchement pour les sons de charleston (bord/dôme)
  • 3 V-pads PD-80. Pads 8′ à peau tramée à simple déclenchement
  • 1 V-kick KD-80. Pad grosse caisse 8′ à peau tramée et structure renforcée
  • 1 stand MDS-8C

Compléments d’information :

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Inland Empire

Après le formidable Mulholland Drive, l’attente était élevée pour Inland Empire, la dernière création de David Lynch. Pour ceux qui ne le connaissent pas, on peut dire, sans trop s’avancer, que David Lynch est au cinéma ce que Salvador Dali est à la peinture, un artiste hors norme avec une identité toute particulière.

Tout d’abord, voici ma vaine tentative pour résumer le film. Tout au long des trois heures de projection, il est question pêle-mêle d’une actrice (admirablement interprétée par Laura Dern) qui démarre un nouveau film, puis qui mélange rapidement la réalité avec son rôle en s’apercevant qu’il s’agit en fait d’un remake d’un film polonais maudit, inachevé à cause de la mort violente des acteurs initiaux, de clins d’oeil à Rabbits (sorte de sitcom avec des acteurs grimés en lapins géants, uniquement sorti sur Internet), de prostituées sur Hollywood Blvd façon comédie musicale décadente et de dédales de couloirs sans fenêtres à l’éclairage blafard, le tout dans une ambiance musicale monocorde, grave, très lourde et sombre ponctuée de quelques cris soudains. Evidemment, vu comme ça, ça peut ne pas paraitre très tentant. Et pourtant, c’est ailleurs qu’il faut regarder !

Sans doute l’un de ses films les plus noirs et fragmentés, pour son premier film tourné en numérique, on retrouve très nettement les thèmes et la patte inimitable de Lynch (dédoublement de personnalité, frontière réalité/rêve/cauchemar, personnages inquiétants, analogies troublantes, Hollywood en machine de mort plus que de rêve…). A la fois oppressant, provoquant, brutal, sans compromis, expérimental et avant-gardiste, c’est également si hypnotique, hallucinant et tellement fascinant pour celui qui y est réceptif. Il est vrai, c’est totalement incompréhensible, très confus, et pourtant, cela n’est jamais ennuyeux. Tout le paradoxe est là ! Le patchwork de scènes est peut-être aussi une façon de faire table rase de tout le matériel cinématographique et fantasmagorique accumulé jusqu’à présent. Inland Empire n’est pas un film qui raconte une histoire, mais plutôt une expérience sensorielle à part entière. C’est comme si le film court-circuitait la raison pour parler directement au subconscient et aux émotions, un peu comme une porte ouverte sur son propre esprit, sans gardien ni censure d’aucune sorte, et c’est bien là le tour de force de Lynch.

I can’t tell if it’s yesterday or tomorrow…

Autant le dire tout de suite, en ce qui me concerne, je suis resté un peu sur ma faim. Pourtant amateur de labyrinthes lynchiens et naufragé volontaire d’un navire à la dérive, je n’ai pas vraiment été conquis. Je n’y ai pas retrouvé de moment de grâce, comme par exemple au Club Silencio de Mulholland Drive, ni son esthétique léchée. Mes attentes ont été un peu déçues, bien que captivant, ce n’est pas vraiment le film que j’attendais, car je ne le trouve pas au niveau de ses 2 précédents opus, mais n’est-ce pas là l’essence même de ce type de films que de surprendre en allant toujours plus loin, là où ne l’attend pas ? Dans tous les cas, une chose est sure, il n’y a que Lynch qui arrive à ce résultat.

Pour approfondir :

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Second Life

Il n’y a encore pas si longtemps, on pouvait se demander quel était l’intérêt d’aller sur des boutiques internet virtuelles alors qu’on pouvait très bien aller dans des magasins bien réels. Aujourd’hui, la question ne se pose plus. En revanche, la nouvelle question est la suivante : quel intérêt peut-on trouver à naviguer dans un monde virtuel alors qu’on peut très bien naviguer sur internet ? Après le tant plebiscité web 2.0, le futur web ne sera sans doute pas 3.0, mais plutôt 3D.

Second Life (SL pour les intimes, par opposition à RL, Real Life) est un monde virtuel dans lequel chacun est libre d’évoluer. L’inscription est gratuite pour un compte standard (la seule limitation est l’impossibilité d’être propriétaire d’une parcelle de terrain), alors que les comptes payants sont prélevés d’un abonnement mensuel. Il est tout à fait possible et même fortement conseillé de s’en tenir à un compte gratuit pour commencer.

SL n’est pas un jeu, c’est beaucoup plus que cela. Imaginez un monde où l’on peut se déplacer en 3D dans un site, rencontrer et discuter avec les autres internautes, interagir et même créer son environnement… Votre avatar ne possède ni niveau de compétence, ni point de vie (il est d’ailleurs immortel) et peut de plus voler. Comme dans le cas d’un navigateur internet, l’exploration de SL est sans risque. Voici 4 grands axes ou motivations qui peuvent donner envie de s’immerger dans ce monde virtuel :

Création et construction

Une grande particularité de SL est que l’intégralité du contenu est créé par l’utilisateur. Linden Labs ne fournit que le moteur et l’infrastructure. Tous les éléments (vraiment tout : vêtements, meubles, habitations, plantes, animaux, animations…) sont créés à partir de primitives 3D sur lesquelles on applique des textures, exactement comme dans un modeleur 3D, et d’un langage de script (proche du C) . Pour le moment, tout est créé in-game. Du coup, tout est possible, la seule limite étant l’imagination. De plus, la notion de propriété intellectuelle est bien implémentée, chaque création conserve le nom de son créateur qui peut limiter les droits de duplication, transmission de ses objets… à sa guise.

Exploration et découverte

Certains recréent des villes et des monuments existants, d’autres des forêts vierges, des stations de sport d’hiver ou au contraire des constructions modernes et improbables. Le monde de SL ne cesse de s’accroitre et de se complexifier. Il y a sans cesse de nouveaux endroits à découvrir, des cérémonies d’inauguration de grandes marques ou petits commerçants, des expositions, des mondes et univers à explorer. Certains sont très orientés roleplay, d’autres tourisme. On peut s’y promener des heures rien que pour le plaisir des yeux.

Communication et dimension sociale

Le dialogue fait partie intégrante de SL et il y a de nombreux endroits (bars aux ambiances musicales très différentes, plages de sable fin ou salles de réunion) où se rencontrer. Un système de tchat’ et de groupes d’amis est en place pour faciliter les échanges.

Commerce et économie

La particularité de SL est son économie. En effet, la monnaie virtuelle du jeu (les linden dollars ou L$) possède une valeur faciale dans la vie réelle (de l’ordre de 250L$ pour 1$) et il est possible de transférer l’argent dans les deux sens. Ajoutez à tout ça l’aspect création d’objets et la possibilité de louer ou d’acheter un emplacement, et vous pouvez créer votre business de vente ou de service dans SL. Ne vous méprenez pas, et même s’il est possible de gagner un minimum d’argent dans SL à partir de rien (en plus il y a des milliers d’objets gratuits), il n’y a pas pour autant d’argent facile. Quelques rares exceptions ont réussi à devenir millionnaires en prenant le jeu au début et en faisant de la spéculation immobilière, mais cela demande un investissement initial lourd et énormément de travail, comme dans la vraie vie ! Ceci dit, la dimension marketing intéresse de plus en plus les grosses sociétés qui n’hésitent pas à avoir une présence dans SL (qui compte plus de 3000000 d’abonnés à ce jour) pour promouvoir leurs produits, d’autres organisent des réunions et présentations en ligne. Evidemment, on pouvait s’y attendre, les casinos, services de charme et autres arnaques en tout genre ont également proliféré dans SL, c’est pourquoi il existe un monde mieux surveillé réservé aux moins de 18 ans.

Dans Second Life, on peut tout avoir dès le premier jour. Ce qui est intéressant, c’est ce qu’on va faire le jour suivant.

Bien sûr, il reste encore beaucoup de travail, notamment côté performance (de nombreux lags viennent gâcher l’immersion), ergonomie (inventaire minimaliste, navigation clavier/souris peu intuitif) et recherche (de lieux, d’objets, de personnes). Aujourd’hui, et malgré ces défauts de jeunesse, SL est très prometteur, quasiment prêt à accueillir le visiteur néophyte et pose les premières pierres d’un avenir virtuel qu’il reste à inventer…

Informations complémentaires :

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Thank You for Smoking

Rien de tel pour célébrer cette première semaine sans tabac dans les lieux publics que d’évoquer le film Thank You for Smoking. Il s’agit d’une comédie satyrique extrêmement réussie. Le personnage diablement charismatique et cynique à souhait brillamment incarné par Aaron Eckhart est lobbyiste pour le compte de la toute puissante industrie du tabac et nous pose la question suivante : peut-on toujours tout argumenter ? Ce film, à la fois intelligent et divertissant, réussit parfaitement à mettre les choses en perspective. Dernier détail, aucune cigarette n’est fumée pendant toute la durée du film.

Nick Naylor: Michael Jordan plays ball. Charles Manson kills people. I talk. Everyone has a talent.

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