Grave Digger, Therion | Elysée Montmartre | 23 janvier 2007

Sabaton

Sabaton est un groupe jeune et ça se ressent en live. Passons sur le look du chanteur, un joyeux mélange de Collin Farrel, Magnum et Bioman. La musique est un Power Metal ultra cliché et bien kitch avec une bonne dose d’humour plutôt bien assumé. Disons qu’il y a bien pire comme première partie et qu’au moins c’était rigolo et pas trop long.

Sabaton 1

Sabaton 2

Grave Digger

J’ai découvert Grave Digger à l’occasion de ce concert. Nous avons affaire à un groupe qui tourne depuis plus de 25 ans. La prestation est très solide dans la plus pure tradition Heavy Metal, un véritable cas d’école. Côté mise en scène, le clavier a soigné son entrée en scène affublé d’une robe de bure et encapuchonné. Pour le reste, c’est minimaliste. Le frontman a bien rempli son rôle tout au long de l’heure et quart du show. Bien sûr, c’est basique et pas original pour un sou, mais réellement efficace, alors, quand c’est bien fait, pourquoi se priver ?

Grave Digger 1

Grave Digger 2

La setlist :

  • Liberty or Death
  • The Dark of the Sun
  • Excalibur
  • Lionheart
  • Valhalla
  • The Round Table
  • Raven
  • Highland Glory
  • Knights of the Cross
  • Silent Revolution
  • Rebellion

— Rappel —

  • The Last Supper
  • Heavy Metal Breakdown

Grave Digger 3

Therion

Après un long moment nécessaire à la mise en place du décors et des instruments, Therion entre en scène vers 21h20. On n’installe pas un tel décor gothique comme ça : l’immense backdrop en forme de cathédrale éclairée par l’arrière, la batterie surélevée avec un tapis rouge, de part et d’autre une herse qui délimite l’emplacement des vocalistes avec une petite passerelle pour mieux circuler, les chandeliers, les drapeaux noirs, les deux tambours pour le final… Bref, c’est très recherché et le tour de force est d’avoir réussi à faire tenir tout ça, plus les 8 membres de Therion, sur cette scène en gardant toute la fluidité.

Therion 1

Enorme ! C’est le mot qui résume le mieux la prestation de Therion. Franchement, je ne m’attendais pas à ça, c’est une grosse claque. 1h40 de show intense, sans temps mort, qui passe trop vite. Tous sont très mobiles et font beaucoup participer le public. Avec 8 personnes sur scène, il se passe toujours quelque chose quelque part, on ne sait plus trop où donner de la tête.

Therion 2

Therion 3

Les harmonies vocales sont très réussies tant par les 2 vocalistes femmes que par les 2 hommes. Les titres s’enchainent dans une grande cohérence, le son est excellent, quoi que trop fort (c’est malheureusement souvent le cas) et tout est bien en place, bien rôdé. Bref, un concert énorme d’un groupe qui mérite vraiment une reconnaissance plus importante.

Therion 4

Therion 5

Deux petits bémols, puisqu’il faut bien trouver quelque chose, c’est d’une part le solo de batterie un peu faiblard, sauvé par l’arrivée des deux percussionnistes, ce qui a rendu le tout très attrayant, et d’autre part le set un peu écourté à cause du couvre-feu de l’Elysée Montmartre à 23h. Les groupes précédents ont-il un peu débordé ?

Therion 6

Therion 7

La setlist :

  • Mitternachts Löwe
  • Schwartzalbenheim
  • Blood of Kingu
  • The Khlisti Evangelisti
  • Wine of Aluqah
  • An arrow from the Sun
  • The perennial Sophia
  • Son of the Sun
  • Birth of Venus Illegitima
  • T.O.F. – The Trinity
  • Son of the Staves of Time
  • The Rise of Sodom and Gomorrah
  • Tuna 1613
  • Ginnungagap
  • Grand Finale
  • Lemuria

— Rappel —

  • To Mega Therion

Photos par M. O…

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2 réponses vers «Grave Digger, Therion | Elysée Montmartre | 23 janvier 2007»

  1. M. O Dit:

    On me dit en régie que je dois commenter, alors bon, comme faut bien faire plaisir au maître des lieux, ben j’my colle…

    Sabaton : rien que pour les lunettes de soleil du chanteur, il faut les voir. En tout cas, c’est sûr que par rapport à Ektomorf ou Entronaut (et leurs fameux escargots psychédéliques), ils s’en tirent bien.

    Grave Digger : on sent les 25 ans de carrière ; c’est direct et efficace, du bon gros heavy/power parfait pour headbanger, mais on voit que les membres du groupe ont subi les outrages du temps (et de la bière…)

    Therion : le peu que j’en avais entendu me laissait présager un set tout en pleureuses et synthés larmoyants. Et là, THE claque ! Outre la scène particulièrement bien agencée, ils nous ont délivré une prestation toute en puissance et en énergie, un mélange quasi-idéal de bourrinisme et de majesté. Bref, un régal… Et pour couronner le tout, j’ai eu l’insigne honneur de pouvoir beugler dans le micro d’un des chanteurs ! Ca a du bon d’être placé juste devant la scène…

  2. Pedro Dit:

    Salut et merci de ton passage sur mon blog chez rmc info, et de ton com sur l’article sur Liquid Tension Experiment.
    Effectivement, le second volume est aussi très bon. Une seul précision, s’il est vrai qu’il n’y a que Tony Levin (basse) qui ne figure pas dans le line up de DT, jordan Rudess n’était pas un membre de DT à l’époque. Il l’est devenu après car il s’est imposé de fait aux yeux de Mike et John après l’enregistrement de LTE, et que DT recherchait justement un clavier. Jordan était déjà excellentissime, mais il connaissait également DT pour avoir remplacé leur clavier en tournée, et n’avait pas été à ce moment là gardé même si les membres de DT reconnaissaient unanimement les indéniables qualité de ce garçon aux 10 doigts très agiles.

    Bonne journée à toi

    Pedro


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